Dix jours de vacances se sont écoulés à sillonner les rues de la capitale pour en découvrir les différentes facettes, du quartier touristique de Miraflores, aux ruelles bohèmes de Barranco en passant par le centre historique. Mais déjà, le 1er avril, (non, ce n’est pas une blague), c’est la rentrée à la Universidad del Pacífico. Dans cette université, la meilleure du pays en économie et en commerce, rien de très différent d’une école de management française : mêmes infrastructures modernes, mêmes étudiants bien apprêtés, fortunés, et armés d’iphones et d’ipads. Sauf qu’ici, cette génération issue d’une élite économico-intellectuelle est, bien plus encore qu’en France, très éloignée du reste de la population du pays.

C’est donc bien décidée à découvrir une autre facette de la société péruvienne, que je choisis de partir à la conquête de Cusco, de la vallée sacrée et du Machu Picchu, en compagnie d’un ami. Sur place, un mélange étonnant de tradition et de modernité, d’urbanité et de ruralité, nous accueille : dans les rues de Cusco se côtoient des trentenaires au style vestimentaire contemporain, des hommes d’affaires en costume foncé, et à leurs côtés, comme un vestige des temps anciens, ces icônes du Pérou que l’on voit en photo sur la couverture des guides de voyage, ces femmes au regard sombre, au visage ridé et aux grandes chaussettes, arborant deux longues tresses noires surmonté d’un haut chapeau, vêtu de l’habit traditionnel. Oui, elles existent vraiment, elles sont là, au détour d’une ruelle, tenant un lama en laisse et mâchouillant une feuille de coca. L’image d’Epinal est sous nos yeux.
Certes, parfois cela tourne au commerce, quand il faut payer pour caresser un agneau, ou prendre en photo une péruvienne en poncho. Oui, il y a bel et bien une surutilisation de la tradition à Cusco. Mais il n’empêche que lorsqu’on parcourt les ruines de la forteresse Sacsayhuamán et que l’on contemple ses pierres chargées d’histoire, la magie des lieux est indéniable. Plus encore qu’à Lima, ici le poids de la culture se fait sentir, l’héritage inka est palpable. Alors, pour l’éprouver davantage, nous avons dirigé nos pas vers le Machu Picchu…

 

L’histoire continue dans
le Hors Série du Journal des Grandes Ecoles et des Universités du 23 mai !

 

Claire Bouleau, étudiante en Master 2 à ESCP Europe,
en échange universitaire à la Universidad del Pacífico (Pérou) de mars à août