Seule compagnie 100 % classe affaires proposant des tarifs très compétitifs entre Paris, New York et Washington, OpenSkies s’apprête à souffler ses trois bougies. L’occasion d’examiner avec Virginie De Luca, CFO, la manière dont le pilotage financier accompagne l’envol d’un business-model aussi original qu’efficace.

 

Virginie De Luca, directeur financier d’OpenSkies

Virginie De Luca, directeur financier d’OpenSkies

« Le CFO n’est plus seulement un homme de chiffres, il est devenu un homme de business en s’imposant comme un généraliste à tendance financière et un spécialiste d’un secteur donné. » à souffler ses trois bougies. L’occasion d’examiner avec Virginie De Luca, CFO, la manière dont le pilotage financier accompagne l’envol d’un business-model aussi original qu’efficace.

 

Après sa 2e année Contrôle de gestion et audit à Audencia Nantes, Virginie De Luca a interrompu sa scolarité pour intègrer un département d’audit d’acquisitions internationales : « Percevant qu’il me manquait une vision « bilan » de l’entreprise, j’ai choisi de faire ma 3e année en corporate finance à l’université de Maastricht.» Guidée par l’envie de travailler à l’international et d’être le plus généraliste possible, elle a découvert la richesses des problématiques du monde aérien en rejoignant, en 2002, Air France, avant d’être recrutée, en 2009, par OpenSkies.

Comment est organisée la direction financière d’OpenSkies ?

Outre la direction financière, me sont également rattachés la direction de la stratégie qui inclut le network/ planning et la DSI. Mon équipe est composée d’une dizaine de collaborateurs, en charge de la comptabilité, de l’analyse financière- contrôle de gestion, des systèmes d’informations, du revenu management, du pricing et de slot, l’activité qui consiste à négocier auprès des aéroports les créneaux de vols.

Quelles sont vos missions ?

Mon rôle est de dynamiser et de donner les orientations à chaque pôle de ma direction, de gérer aussi les relations avec les investisseurs, en l’occurrence British Airways dont OpenSkies est une filiale. Dans mes activités figurent également la politique tarifaire que nous venons de revoir intégralement en réinventant le modèle de pricing afin de la rendre plus lisible et plus flexible. Innovant, OpenSkies devient la première compagnie aérienne à proposer un billet classe affaires totalement flexible et moins cher que l’éco flexible de ses compétiteurs !

Comment participez-vous à la stratégie de développement ?

Nous avons fait le choix, comme l’a rappelé Dale Moss, le président d’OpenSkies, « de grandir doucement et de façon intelligente ». Cette approche se traduit par une stratégie qui conditionne la rentabilisation de chacune de nos lignes avant d’en ouvrir de nouvelles. En construisant une vision à 3-5 ans des actions que nous pourrions entreprendre, ma direction est partie prenante des options arbitrées en synergie avec le DG avant d’être présentées à notre conseil d’administration dont je suis membre.

Quelles sont les singularités du secteur aérien pour une DAF ?

Une des grandes problématiques de l’aérien est sa complexité : faire de bonnes analyses demande une bonne connaissance de tous ses domaines, qui englobent aussi bien la maintenance que les opérations aériennes, les opérations au sol, les couvertures carburants, le marketing ou le commercial. Soumis à une grande variété d’aléas, allant de la situation météo aux tensions géopolitiques, c’est un secteur où la routine n’existe pas car on doit y gérer l’imprévu en permanence !

Quelle vision avez-vous envie de donner votre métier aux étudiants ?

Le métier de directeur financier a beaucoup évolué ces dernières années : le CFO est devenu un homme de business en s’imposant comme un généraliste à tendance financière et un spécialiste d’un secteur donné formant un vrai binôme avec le directeur général. J’ai envie de leur recommander de faire leurs choix en fonction de leurs préférences, de s’attacher ensuite à être le plus opérationnel possible, de partir à l’international –une expérience inégalable pour développer son autonomie et sa polyvalence– mais aussi de ne pas s’entêter dans un poste qui ne leur convient pas : être bien dans ce que l’on fait est indispensable pour donner le meilleur de soi-même !

 

CG

Contact : www.flyopenskies.comvirginie.deluca@flyopenskies.com