Guillaume Garot, IEP Paris, ministre délégué à l’agroalimentaire, nous explique pourquoi cette filière constitue un secteur essentiel pour l’économie Française et les diplômés des grandes écoles & universités.

Guillaume Garot

Guillaume Garot

Qu’attendez-vous de concret des rencontres régionales sur l’agroalimentaire et la filière du bois ?
J’en attends justement des propositions très concrètes. Des propositions qui émanent du terrain et de la pratique quotidienne des professionnels. Pour bâtir deux plans d’action pour l’agroalimentaire et le bois à l’horizon 2013, des plans que nous souhaitons efficaces, nous avons besoin de ce retour de la part des chefs d’entreprises et des salariés de l’agroalimentaire et de la filière bois. Quels verrous, quels points de blocages ? Comment agir au mieux pour les lever ? Comment améliorer la compétitivité de nos filières ? Comment permettre à nos entreprises de créer de la valeur ajoutée et des emplois ?

 

Quels sont vos projet-phares pour rendre pérenne et développer ce secteur d’activité économique porteur pour notre industrie nationale ?
L’agroalimentaire est en effet un secteur essentiel pour l’économie de la France : il représente 150 Mds d’euros de chiffre d’affaires et 11Mds d’euros de contribution positive pour notre balance commerciale. Pour autant, dans cette économie mondialisée et toujours plus compétitive qui est la nôtre, il faut agir pour produire de meilleurs résultats. J’entends d’abord aider les entreprises à financer leurs investissements et leurs dépenses d’innovation : ce sera le rôle de la Banque Publique d’Investissement, qui aura des financements destinés aux PME de ce secteur soumis à des contraintes tout-àfait singulières. Soutenir l’investissement et l’innovation, c’est permettre aux entreprises de dégager des marges et aux produits de la valeur ajoutée. C’est d’autant plus vrai que je veux en 2013 pousser les industriels à relever le défi vert : un investissement écologiquement efficace le sera également économiquement. J’en ai vu, lors de mes visites sur le terrain, de nombreux exemples. Je souhaite enfin développer une véritable stratégie export avec un accompagnement des entreprises dans la durée et la définition de marchés prioritaires pour nos entreprises et nos produits.

 

Pensez-vous que l’agroalimentaire soit un secteur d’avenir en matière d’emploi pour les jeunes diplômés ?
Bien entendu. Si une chose est certaine, c’est que nous aurons toujours besoin de manger et que la consommation mondiale ne va cesser d’augmenter dans les années et les décennies à venir… Deux autres certitudes : les consommateurs sont toujours plus exigeants, et les marchés étrangers toujours plus ouverts même s’il y a de difficiles barrières à franchir. Il y a dans le monde un goût pour la qualité France et l’art de vivre à la française qui ne cesse de grandir. A l’avenir, le secteur aura besoin toujours davantage de technicité, d’intelligence et de compétences. Donc des jeunes diplômés…

 

Avez-vous l’impression d’avoir accédé à un poste de responsabilité qui constitue le sommet de votre carrière ?
Je suis encore bien jeune pour avoir atteint un sommet… Blague à part, je suis à un poste à responsabilités qui satisfait mon goût de l’intérêt général et du service des autres. Je suis très heureux de travailler tous les jours pour les Françaises et les Français, pour la qualité et la diversité de leur alimentation, comme j’étais très heureux de servir les Lavallois ou les Français en tant que député.

 

Le message du ministre aux élèves des grandes écoles
Chers amis, c’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous comme responsable politique mais également comme camarade. Vous êtes à l’orée de grandes et belles carrières et j’imagine que d’ores et déjà, vous avez des choix cruciaux à formuler. Quels qu’ils soient – et je ne doute pas que ce seront les bons – n’imaginez pas un seul instant qu’ils conditionneront votre vie entière ! Il y aura des surprises, des opportunités et des rebondissements ! N’en doutez pas, et bon vent !

 

Patrick Simon