Avec son large sourire et son petit minois à la Harry Potter, difficile de résister à Charles ! Ce jeune homme de 19 ans, passionné de sciences politiques & sociales, arpente depuis septembre les couloirs de la prestigieuse université britannique : Cambridge. Portrait.

 

Fiche d’identité :
charles BonFils-duclos
19 ans
1a université de camBridge (angleterre)

Charles, tout sourire !

Charles, tout sourire !

Une émulation personnelle
Né de parents français, Charles suit ses études au Lycée international Valbonne à Sophia-Antipolis. Il maîtrise très jeune la langue de Shakespeare, et préfère dire qu’il est « biculturel » plutôt que bilingue. Cette belle opportunité de partir étudier sur les bancs de Cambridge, il n’en fait pas étalage.  » Je suis heureux bien sûr mais je n’ai pas de fierté. J’y vais pour travailler  » explique t’il modestement. Et le travail à Cambridge, cela ne manque pas !  » Nous avons beaucoup de devoirs individuels, de recherches personnelles, le travail que l’on crée est en soi unique. La première année est d’ailleurs dédiée à ce travail de découverte et d’analyse, il n’y a pas encore de choix de spécialisation.  » Et c’est avec son réseau d’amis anglais qu’il se rend en soirée à des conférences organisées par l’université :  » les thèmes abordés sont très variés, c’est super. Nous avons même failli avoir Obama !  » Ce travail de réflexion sur l’Histoire économique et politique, une véritable passion, donne du sens à Charles :  » cela créée une émulation personnelle que de mettre les choses en perspective. Les réponses tranchées sont toujours assez hasardeuses.  »
Son avenir, Charles le voit dans la fonction publique européenne ou comme enseignant :  » j’ai un projet d’études, celui d’aller jusqu’en Master et de partir aux Etats-Unis. Je sais aussi que je changerai de métier au cours de ma vie. Mon objectif est d’avoir un projet universitaire et politique solide pour être adaptable dans n’importe quel pays. » Confronté fin mars à son tout premier vote de jeune citoyen à l’occasion des élections municipales, il avoue avoir trouvé cela  » insurmontable  » : « comme pour tout autre jeune, c’est un acte difficile, je ne suis pas à part. » Très curieux sur la réflexion entre le passage du monde de la connaissance et celui de l’engagement politique, Charles sait qu’il n’a pas de désir personnel d’engagement mais « de vote éclairé oui. « 

 

On ne peut pas mesurer l’intelligence par la connaissance
Sensible et ouvert aux autres, Charles ne vit pas dans sa bulle.  » Lorsque j’entends autour de moi dire « les gens sont bêtes » j’essaie de me mettre en garde face à ces discours simplistes. Ce n’est pas sans risque d’évoluer dans ce « milieu », on ne peut pas mesurer l’intelligence par la connaissance. Je ne suis pas plus intelligent que les autres, chacun a son droit de vote, son parcours, sa liberté.  » Et c’est grâce à l’écoute et l’échange que Charles essaie de se préserver :  » c’est le fait d’une responsabilité individuelle, l’entourage ou les amis ne suffisent pas. « 

 

Portrait  chinois :
Ton péché mignon : du chocolat noir avec de la ganache !
Mes amis diraient de moi que je suis : avenant, entier et consciencieux. Même si je pense que derrière chaque qualité il y a un plus gros défaut !
Un animal : un chat ! Je les adore, ils sont calmes et apaisants
Un souvenir d’enfance : le jardin de mes grandsparents, il symbolise la quiétude que je recherche
Une personne que tu admires : je ne saurai répondre, je suis assez prudent et inquiet quant à l’admiration

 

Audrey Froitier