Tom Jeannesson, 17 ans, est un skieur freestyle de haut niveau. Originaire de Grenoble, il chausse ses premiers skis à 2 ans et ne les quitte plus depuis. Ce qui ne l’a pas empêché d’entrer cette année dans la prestigieuse Prépa des INP. Portrait d’un rideur qui slalome entre études et sport.

 

La montagne, ça vous gagne

« Depuis que je marche, je skie. » Tom s’est pris très tôt de passion pour ce sport d’hiver. A seulement 10 ans, il participe déjà à des compétitions de ski alpin. « Quand je skie, j’ai l’impression de voler et d’être libre. La vitesse me donne des ailes », ressent-il. Ce casse-cou à l’énergie débordante se dope à l’adrénaline sur la poudreuse et ça lui réussit. Il s’engage ensuite sur la pente du ski freestyle, aussi appelé « ski de bosses ». « A 14 ans, on m’a diagnostiqué la maladie de Lyme et j’ai dû arrêter de skier pendant 2 ans. Lorsque j’ai pu reprendre, je me suis tourné vers le freestyle dont la pratique est moins prenante. » Un choix contraint qu’il ne regrette pas. « C’est la passion de mon père et puis cette reconversion m’a permis de laisser plus de place à mes études », avoue-t-il.

En piste

Tom est formel : sans sa maladie, il n’aurait peut-être pas fait les efforts nécessaires pour intégrer la Prépa des INP. « Les moments difficiles nous permettent parfois de nous surpasser et de viser plus haut. » Cette formation propose en plus un parcours spécial pour les sportifs de haut niveau. Sur 3 ans au lieu de 2 ans, l’emploi du temps est aménagé de façon à ce qu’ils puissent s’entraîner et se présenter aux compétitions. « Nous bénéficions également d’un suivi médical exclusivement pour nous, ainsi que du soutien de la Fondation Grenoble INP. Elle nous finance et nous donne accès à son réseau de sportifs et d’entrepreneurs pour que nous puissions échanger avec eux », ajoute le rideur. Pour bénéficier de ce programme, Tom précise qu’il faut présenter de bons résultats pour justifier le statut de sportif de haut niveau. Pas de problème pour ce roi de la glisse qui est arrivé 7ème aux championnats de France dans la catégorie junior (moins de 18 ans) à la saison 2017/2018. « A l’entretien d’entrée, nous devons tout de même présenter notre projet professionnel pour déceler la cohérence entre le sport et notre envie de devenir ingénieur. » Pour ne jamais être hors-piste.

Prendre de l’altitude

« Former le cerveau est aussi important que de se former physiquement pour avoir l’esprit vif », est-il convaincu. « Et inversement, faire du ski m’aide à me vider la tête et ne pas me laisser stresser par les cours. » Faire ses études en ingénierie lui permettra surtout de concrétiser son aspiration à travailler dans la confection du matériel de ski. « En tant que sportif, je trouve passionnant de comprendre les équipements que j’utilise », explique-t-il. Ce curieux veut en effet pouvoir analyser les produits comme il analyse la neige. Pour l’instant, son cœur balance entre Grenoble INP – ENSIMAG et Grenoble INP – Phelma. En tout cas, il continuera à descendre les pistes tout en montant dans sa carrière. Tout schuss vers l’avenir !

 

Avalanche de figures

Votre meilleure figure ? Un backflip (salto arrière sans fléchir ni les bras ni les jambes)

La prochaine à maîtriser ? Un 360° (une rotation entière)

Votre prochain défi ? Les championnats de France, où je vais justement essayer de faire le 360° du haut de la piste !

 

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