21 juin 2011. Hôtel de ville à Paris. Depuis maintenant 8 ans, Paris Match organise le Grand Prix Paris Match du photoreporgae Etudiant en partenariat avec Puressentiel. Destiné aux étudiants de toute formation universitaire passionnés par la photographie, ce concours a cette année été remporté par Camille Lambrecq – étudiant de Sup de Co La Rochelle – pour son reportage intitulé « les oubliés du conflit libyen ». Sur plus de 6000 participants Camille a su conquérir le jury de par son courage à aller à la rencontre d’un sujet d’actualité mais aussi par l’émotion qu’il a dévoilé dans ses images.

 

Remise des Prix à l'Hôtel de Ville de Paris. Camille Lambrecq, Lauréat du Grand Prix Paris Match Photoreportage Etudiant en partenariat avec Puressentiel.

Remporter ce prix n’était pas une chose aisée puisque Camille a commencé la photographie il y a moins d’un an et la concurrence était grande avec de nombreux étudiants issus d’école de journalisme et de photographie. Son parcours dans le métier est quelque peu atypique. Issu de l’école de commerce Sup de Co La Rochelle, Camille a toujours été passionné par la communication. Doté d’un charisme et d’une créativité incroyables, ambitieux et aventurier, c’est sans hésiter qu’il décide à se lancer dans l’entreprenariat et à créer une micro entreprise dans le but de financer ses études. De fil en aiguille, il propose ses services dans la photographie et afin de vivre pleinement sa passion, il part plusieurs mois à l’étranger en quête d’images et de sensations uniques. Mais son parcours ne s’arrêtera pas là.

 

Ce prix n’est pas une consécration, c’est un encouragement à poursuivre son travail et ses efforts. Camille est aujourd’hui l’image d’une nouvelle génération d’étudiants qui n’hésite pas à se lancer dans l’entreprenariat et à partir à l’aventure dans le but d’assouvir leurs passions. Son avenir dans la profession est très prometteur puisque Camille est aussi nominé au salon de la photo pour l’édition des ZOOMS.

Par Pauline Metzger

 

« Camille est un jeune photographe passionné. Son rapport à la photographie s’inscrit dans sa découverte de nouveaux horizons, qui lui offre un prétexte légitime pour aller à la rencontre de l’autre, appareil photo à la main. Ce travail, intitulé très justement “Face à l’Inde”, porte tous les symptômes de ce cheminement. Au premier regard porté sur ce reportage, on est tout de suite interpellé par la facilité qu’il manifeste à réaliser des portraits au gré de ses voyages.

Dans l’exercice délicat de cette discipline, Camille réussit la prouesse de ne jamais lasser son public en magnifiant les individus qu’il rencontre au hasard de ses pérégrinations. Il s’en suit des images qui tantôt expriment toute la personnalité intime de son sujet, tantôt situent la dimension culturelle de ces derniers ; à michemin entre la carte postale et le témoignage social. En même temps qu’il fixe chaque visage, Camille nous instruit sur leurs modes de vie rendant la nécessité du voyage indissociable à son travail d’auteur.

A cheval entre deux sensibilités, Camille Lambrecq réussit à nous transporter à travers ses galeries de portraits qui nous disent beaucoup, en fin de compte, sur les contrées qu’il visite. Une maturité qui surprend, au regard d’une vocation latente mais tardive qui le prédestine naturellement vers le métier de photographe professionnel. Camille écrit son histoire. Une rencontre fortuite l’aura fait basculer définitivement vers le métier de photographe.

Aux premiers encouragements se succèdent les premières commandes et une reconnaissance méritée puisqu’il vient d’intégrer l’agence WOSTOK Press. La deuxième édition des zooms vient à point nommé pour prolonger l’enchantement de ses débuts prometteurs. Et il est toujours gratifiant dans nos métiers de détecter un talent, de l’encourager et quelle meilleure tribune que les zooms pour le porter à une plus grande lumière encore. »

Par Vincent Trujillo Directeur des Publications du magasine «Le monde de la photo»

 

Contact :www.camille-lambrecq.com