Jean-Michel Viot, directeur Général de l’ICAM depuis 2005, mène son école d’ingénieurs multicampus à 100 à l’heure. Développement international, innovations pédagogiques, recherche, engagement sociétal, modernisation des sites et équipements, depuis 2011, les projets s’enchaînent avec déjà 100 millions d’euros d’investissements réalisés. Le directeur prépare l’ouverture d’un Bachelor pour 2018 et de nouveaux sites à l’étranger.

 

L’ICAM naît à Lille en 1898. La stratégie multicampus est amorcée dans les années 80. En 2017, l’école est à la tête de 6 sites en France (Lille, Paris-Sénart, Nantes, La Roche-sur-Yon, Vannes, Toulouse) et 3 à l’étranger (Pointe-Noire, Douala, Chennai). « Plutôt que de grandir, notre stratégie consiste à ouvrir de nouveaux sites de manière à avoir des effectifs de 400 à 1 000 étudiants par campus. Nous poursuivons notre stratégie en direction des pays qui feront l‘économie demain. » L’ICAM continue à s’intéresser à l’Afrique avec des projets au Kenya et en RDC ; et regarde du côté de Brésil.

Réseau de sites et réseau de partenaires

L’ICAM travaille en grande proximité avec les acteurs de chacun de ses territoires d’implantation. « Nous montons toujours des partenariats locaux avec les territoires, des acteurs économiques, et avec des acteurs académiques pour ce qui concerne nos sites internationaux. »

Un développement continu pour l'ICAM

Un développement continu pour l'ICAM

Avec 13 000 alumni et 50 entreprises partenaires, l’école mise sur la fidélité dans ses réseaux. « Cela a un impact sur notre financement. Il provient pour un tiers de la taxe d’apprentissage, de la R&D, du transfert technologiques et de services ; un tiers vient des frais de scolarité et le dernier tiers du soutien public. »

L’ICAM propose en effet deux cursus ingénieurs. L’un avec prépa intégrée et un cursus académique « traditionnel » ; l’autre en apprentissage, monté dès les années 80. L’ICAM diplôme plus de 600 ingénieurs par an, dont la moitié par apprentissage.

Le développement de l’ICAM se poursuit

Depuis 2011, l’établissement a déjà investi plus de 100 M€ dans la modernisation de ses bâtiments et équipements, la création d’espaces de coworking, de fablab, la fondation d’un campus numérique ; son développement international et sa capacité de recherche.

Le saviez-vous ? L’ICAM a aussi 3 écoles de production

L’établissement se développe dans le respect de ses valeurs et met un point d’honneur à son engagement sociétal. Dès 1907, alors qu’il forme des ouvriers et futurs cadres, il met néanmoins ses installations à disposition d’ouvriers en activité pour leur permettre de monter en compétences. « Cette tradition se traduit aujourd’hui par notre engagement auprès de jeunes en décrochage pour les préparer à un métier au sein de nos écoles de production et en situation de compagnonnage. » Après Toulouse, Lille et Nantes, des écoles de production ouvrent en septembre 2017 à Sénart et en Vendée.

 

Un Bachelor international en 4 ans pour la rentrée 2018

L’ICAM prépare le lancement d’un Bachelor simultanément en France, en Afrique et en Inde. Il sera aussi ouvert un an plus tard au Brésil. Les élèves débutent dans leur pays d’origine et auront la possibilité d’étudier dans un autre site du groupe.

« Nous avons conçu ce cursus comme une étape pour intégrer notre cycle ingénieur (sous réserve de l’accord de la CTI). »

Une dynamique d’apprentissage selon le cycle de Kolb

Le Bachelor s’adresse à des jeunes gens aux attentes et profil nouveaux pour l’ICAM. Il s’appuie sur la dynamique pédagogique du cycle de Kolb. « Notre objectif est de susciter la curiosité par l’expérimentation auprès d’un public qui souhaite un apprentissage moins scolaire. En travaillant concrètement sur un sujet via des projets, l’élève réalise in situ les connaissances ou outils dont il a besoin pour progresser. Il est placé en situation d’auto-apprentissage, encadré par ses professeurs. Il gagne en autonomie, en motivation, en intuition, en agilité, en liberté d’entreprendre. »

Cycle de Kolb