L’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) représente les entreprises qui développent des produits Phytopharmaceutiques à usage agricole et proposent des solutions d’accompagnement aux acteurs de La filière. Un secteur d’activité où l’innovation est absolument capitale. rencontre avec Eugénia Pommaret (ingénieur agro, Lisbonne 89), sa directrice générale.

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PouvEz-vous nous PrésEntEr L’uiPP, sEs mEmbrEs Et sEs actions ?

L’UIPP est une association professionnelle qui représente les entreprises mettant sur le marché les produits phytopharmaceutiques à usage agricole indispensables pour maîtriser les maladies, les mauvaises herbes et les ravageurs qui impactent les récoltes en quantité et en qualité. Elle regroupe 22membres adhérents représentant 95 % du CA du secteur. Ces entreprises développent une large palette de solutions de protection des cultures pour tous les modes de production (notamment plus de 40 % des produits utilisables en agriculture biologique et plus de 50 % des produits de « biocontrôle »). Notre mission est avant tout de représenter le secteur auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes. L’UIPP milite pour une utilisation raisonnée des produits et s’engage dans la réduction de leurs impacts, depuis leur conception jusqu’à leur élimination. D’un point de vue fonctionnel, l’UIPP est une équipe d’une dizaine de personnes, rassemblant des compétences dans les domaines de l’agronomie, de la santé, de l’environnement, du droit et de la communication.

« Le secteur de la protection des plantes est un acteur innovant au service de l’agriculture. »

 

L’innovation Doit Donc êtrE unE DimEnsion DE PLus En PLus imPortantE Pour LEs inDustriELs Du sEctEur commE ELLE L’Est aujourD’hui Pour La majorité DEs EntrEPrisEs ?

Absolument. 10 % du CA total du secteur en France (environ 2,2 Mds €) est réinvesti chaque année en R&D, par les entreprises oeuvrant sur une vingtaine de sites industriels dans le pays. Chaque année, de nouvelles solutions de protection des plantes sont mises sur le marché, toujours plus performantes. Le temps de la recherche est long puisqu’il faut compter à minima une dizaine d’années pour développer une molécule et obtenir son autorisation de mise sur le marché (AMM). Plus de 300 études sont nécessaires lors de l’évaluation d’un produit, celui-ci devant naturellement faire preuve de son efficacité, mais surtout de son innocuité (90 % des études sont consacrées à l’évaluation de l’impact potentiel sur la santé et l’environnement). Il s’agit ensuite d’accompagner l’utilisation des produits, notamment par des actions de sensibilisation auprès des professionnels en vue de la protection de l’eau, de l’environnement, de la prévention des risques pour les agriculteurs… Le secteur emploie environ 5 500 personnes en France (docteurs, ingénieurs agricoles et agronomes, techniciens…), dans des métiers aussi diversifiés que la recherche, la technique agronomique, la production, le marketing, le commercial et le juridique… Le tout avec une belle ouverture à l’international.

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PouvEz-vous nous résumEr votrE Parcours Et nous ParLEr DE vos PrinciPaLEs missions ?

Diplômée par l’Institut Supérieur d’Agronomie de Lisbonne (l’équivalent d’Agro ParisTech), avec une spécialisation en pathologie végétale, Erasmus m’a portée jusqu’à l’ENSAM de Montpellier où j’ai complété ma formation. Je me suis ensuite orientée vers une dimension plus « politique » du métier, tout en me consacrant en priorité aux sujets d’environnement liés à l’activité agricole. Restée 20 ans à la FNSEA (où je suis, à terme, devenue Responsable du service Environnement), j’ai toujours été très impliquée dans le volet européen, l’agriculture étant l’un des secteurs économiques les plus encadrés par l’Europe. En rejoignant l’UIPP, et tout en conservant cette dimension politique évidente puisque nous assurons l’interface avec les pouvoirs publics et les différentes partiesprenantes, j’ai pu renouer avec ce qui m’avait initialement attiré vers ce métier : l’apport de la science et de la recherche au service du progrès en l’agriculture.

Jérôme Bourgine

contact : www.uipp.org et uipp@uipp.net – twitter : @uiPPorg