Comment arrivezvous à concilier le sport de haut niveau et vos études en génie électrique et informatique industrielle (GEII) à l’IUT d’Annecy ?

Christophe Lemaître

Christophe Lemaître

La rentrée elle-même s’est bien passée, mais je rentrais tout juste de Daegu où avaient eu lieu les Championnats du monde et j’ai enchaîné avec une autre compétition – je n’ai eu que quelques jours de repos après une longue saison d’athlé… les choses ne s’arrêtent jamais vraiment pour nous. Avec le chargé des études de l’IUT, nous étions partis sur les bases d’environ 25 heures de cours par semaine et nous nous sommes vite aperçus qu’avec les séances d’entraînement quotidiennes – ce ne serait pas jouable. Récemment nous avons trouvé une nouvelle organisation, je n’assiste qu’à une petite quinzaine d’heures de cours par semaine et je rattrape les cours avec un professeur lorsque j’ai dû être absent pour un déplacement sportif. Au lieu de passer le diplôme en trois ans il me faudra quatre ans et demi… J’essaie aussi de m’octroyer des temps de récupération, de détente (console, ordi) histoire de couper un peu avec le sport et l’IUT – et parce que j’aime ça aussi !

 

Quelles sont les retombées de votre succès ?
Signer des autographes… (Rires). C’est en fait certainement avoir la possibilité de faire ce que j’aime sans trop ressentir les contraintes du métier…ma famille, m’aide sur la gestion du quotidien, mon club (AS Aix les Bains) bien sûr me met dans les meilleures conditions pour m’entraîner, j’ai aussi le soutien de ma ville et de la Région. ASICS m’accompagne et me propose aussi un accompagnement très personnalisé. Il y a un an, j’ai par exemple effectué avec mon entraîneur Pierre Carraz, un voyage au Japon où nous avons bénéficié des technologies très avancées d’un labo d’étude pour la réalisation de pointes de sprint « sur mesure ». Nous essayons de ne rien négliger, chaque détail est important au plus haut niveau.

 

Quelles performances en vue pour l’avenir, notamment au JO ?
Pour l’avenir… ce que je souhaite c’est toujours améliorer les performances, les temps, gagner des courses. Aux JO je dois y arriver au meilleur de ma forme… il y aura le 100 m, le 200 m et aussi les relais où je prends beaucoup de plaisir et qui nécessitent un temps d’entraînement spécifique… Le garçon à suivre s’appellera certainement Bolt, encore en 2012, mais c’est un bon exemple non ?

 

Patrick Simon