Communiqué de presse :

Gilles Trystram, directeur général d’AgroParisTech, Anne-Lucie Wack, directrice générale de Montpellier SupAgro et Grégoire Thomas, directeur général d’Agrocampus Ouest ont reçu une lettre de mission de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation leur demandant de regrouper leurs trois écoles en un établissement unique. A l’heure où ils vont présenter leur lettre de mission commune dans leurs conseils d’administration respectifs (les 6, 8 et 9 mars 2018), les trois directeurs généraux ont décidé de s’exprimer ensemble sur ce regroupement afin d’en exposer les grandes lignes.

 

Regrouper les grandes écoles agronomiques pour créer un ensemble de 1er rang mondial sur les questions d’agriculture, d’alimentation, et de sciences et technologies du vivant.

Nous estimons que ce regroupement est indispensable pour nous permettre d’opérer les grandes mutations nécessaires face aux nouveaux défis (augmentation du nombre d’étudiants, adaptation aux nouveaux enjeux et réponses aux besoins du monde économique et des filières, projection à l’international, ouverture à des métiers émergents, transformation numérique et pédagogique, etc.).

Nous estimons également que ce regroupement est essentiel pour renforcer la visibilité, l’attractivité et l’influence de la France sur les questions d’agriculture, d’alimentation, d’environnement et des sciences du vivant en constituant un ensemble de premier rang mondial au même titre que les grands centres de référence à l’international sur ces questions tels que Wageningen aux Pays-Bas, ou Davis ou Cornell aux Etats- Unis.

 

Le nouvel établissement d’enseignement supérieur et de recherche sera opérationnel au 1er janvier 2020 et regroupera 6000 étudiants (ingénieurs, masters et doctorants) et 500 enseignants-chercheurs sur l’ensemble des champs des sciences et technologies du vivant.

Nous allons organiser les discussions de façon concertée, cohérente et synchrone au sein de nos trois établissements en associant les personnels, les étudiants, les Alumni, mais aussi en consultant nos partenaires nationaux et internationaux.

Dans le calendrier fixé par le ministre, le nouvel établissement devra être créé en 2019 pour être opérationnel au 1er janvier 2020.

Cet établissement comptera 6000 étudiants (ingénieurs, masters et doctorants) dont 1000 doctorants ; 1800 personnels dont 500 enseignant-chercheurs, avec 50 Unités mixtes de recherche (UMR) partenariales, notamment avec l’INRA, I’IRSTEA et le CIRAD, mais aussi le CNRS, les autres organismes et les universités. 2

Cet établissement unique regroupant les trois écoles (actuellement toutes trois EPSCP grands établissements délivrant le doctorat) couvrira une palette étendue de formations pluridisciplinaires dont l’excellence est d’ores et déjà reconnue dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, des sciences du vivant, de la forêt, de l’environnement et des territoires.

 

Un enjeu majeur : la bonne articulation entre les politiques de site et le niveau national

Le nouvel établissement regroupé permettra au niveau national de coordonner les fonctions stratégiques tout en se positionnant de façon consolidée dans les classements thématiques et les palmarès des grandes écoles au plan national et international.

Nous serons particulièrement attentifs à opérer un regroupement qui permettent aux écoles de conserver une très grande autonomie et agilité, et une pleine capacité à s’impliquer activement dans les dynamiques de sites.

Nos trois grandes écoles agronomiques ont en effet tissé des liens étroits, fructueux et de longue date avec les universités, que ce soit sur les questions de formation avec de nombreux masters co-accrédités, et de recherche via les unités mixtes de recherche, sur le doctorat et les écoles doctorales, l’entrepreneuriat, les relations internationales… Elles sont fortement impliquées dans les dynamiques de site, les Comue et les objets et initiatives d’excellence du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA).