Avec Xavier Bertrand et l’ensemble des acteurs concernés, nous avons mis en œuvre des chantiers de long terme, difficiles, mais qui, j’en suis convaincue, permettront de moderniser notre système de santé pour faire en sorte qu’il reste le plus performant et le plus démocratique du monde.

Nora Berra Secrétaire d’Etat chargée de la Santé

Nora Berra Secrétaire d’Etat chargée de la Santé

 

Un système de santé de qualité, accessible et solidaire, autrement dit une véritable démocratie sanitaire : voilà mon ambition. Cela signifie que chaque Français doit disposer d’un parcours de soins lisible, avec la garantie d’une prise en charge de qualité et graduée suivant son « état de santé – des soins de proximité aux plateaux techniques les plus sophistiqués. Pour cela, il faut une nouvelle structuration de l’offre de soins, qui repose sur des professionnels de santé et médico-sociaux travaillant en synergie, coordonnant leurs expertises et leurs compétences, articulant leurs ressources respectives.

 

Cela repose aussi sur les nouvelles Agences régionales de santé, dont le périmètre s’étend, de la prévention au champ médico-social, en passant par les soins à l’hôpital et en ville. En définissant des schémas régionaux d’organisation sanitaire et médicosociaux adaptés aux réalités spécifiques de leurs territoires de santé, elles garantissent une meilleure répartition et la permanence de l’offre de soins. Une offre de soins performante repose aussi, évidemment, sur les professionnels de santé, qui doivent être mieux accompagnés dans leur formation initiale et tout au long de leur carrière. La mise en place progressive du développement professionnel continu est une première réponse. La réforme des filières d’études paramédicales en est une autre. La médecine générale, enfin, a un rôle essentiel à jouer dans la réforme de l’offre de soins. Il faut améliorer ses conditions d’exercice pour maintenir son attractivité.

 

Pour attirer les jeunes, nous généralisons le stage de 2e cycle de médecine générale et aidons les médecins installés à accueillir des étudiants. Nous favorisons aussi l’exercice regroupé avec un programme national de 250 maisons de santé pluridisciplinaires d’ici à 2012. Enfin, nous simplifions le quotidien des médecins, en diminuant leur temps administratif par plusieurs mesures concrètes. Le plan d’actions que je viens d’évoquer s’inscrit dans un contexte budgétaire exigeant. La maîtrise des dépenses de santé, nous en sommes les garants à l’égard des générations futures. Voilà pourquoi notre pays a besoin d’un consensus national autour de la politique de santé ambitieuse ,et exigeante que nous menons pour répondre aux besoins de la population et aux attentes des professionnels de santé.

 

« Un système de santé de qualité, accessible et solidaire, autrement dit une véritable démocratie sanitaire : voilà mon ambition. »

 

Patrick Simon