Travaille-t-on mieux dans la French Tech ? C’est la question à laquelle l’IFOP et SFL ont tenté de répondre en croisant les regards de 1 755 salariés parisiens et 909 employés issus de la French Tech pour leur Baromètre 2017.

 

7,97/10. C’est la note attribuée par les employés de la French Tech lorsqu’on leur a demandé d’évaluer leur bien-être en entreprise. Les salariés parisiens ont répondu 6,5/10. « À titre d’information, la moyenne nationale est autour de 6/10 », précise Frédéric Dabi, DG Adjoint IFOP France et Membre du Directoire du groupe IFOP.

Cette sensation de bien-être amène un plus faible taux de stress dans les entreprises : « 25 % des salariés de la French Tech déclarent être souvent stressés au travail contre 38 % dans les entreprises traditionnelles », commente Frédéric Dabi.

 

De l’importance d’avoir de bons locaux

En moyenne, 88 % des salariés French Tech se disent satisfaits de leur bureau contre 72 % chez les employés de grands groupes. Il semblerait que les entreprises récentes investissent énormément dans la construction de locaux. Emmanuel Arnaud, Président de GuestToGuest, explique : « lorsque nous avons quitté notre incubateur, nous avons fait appel à deux consultantes pour l’architecture de nos bureaux. L’une d’elles nous a dit de construire les bureaux comme un appartement. Les employés changent de pièce quand ils veulent. Nous avons mis une table de ping-pong, des canapés, un barbecue. » Dans une journée, 57 % des salariés de la French Tech travaillent dans 2, voire 3 endroits différents, contre 34 % chez les employés de grands groupes.

 

1 %, c’est le nombre d’employés de la French Tech qui travaillent dans un bureau individuel fermé. « Le résultat est étonnant, car de manière générale, plus on travaille dans un bureau ouvert, moins on est heureux, commente Fédéric Dabi, alors que dans la French Tech, c’est le contraire ! Les employés qui travaillent dans un open space attribuent une note de 8,7/10 à leur bien-être. »

 

82 % des salariés de la French Tech considèrent leur bureau comme un lieu de travail, mais aussi un lieu de vie où ils aiment passer du temps contre 43 % de la population générale. Emmanuel Nardin, Product & Design director et co-fondateur de Devialet : « quand il y a une forte croissance, on ne peut pas pousser les murs. Nous créons donc des environnements de travail avec beaucoup de souplesse et la possibilité de travailler à distance. »

 

Le travail en équipe : l’attrait de la French Tech

68 % des employés de la French Tech travaillent très souvent en équipe. C’est la raison n°1 qui pousse les salariés à venir travailler. Dimitri Boulte, Directeur général délégué et Directeur des opérations de SFL, complète : « le travail coopératif se développe dans une démarche horizontale.  Les grands plateaux sont privilégiés plutôt que les organisations verticales. Il faut des espaces capables de s’aménager et d’évoluer dans le temps. »

 

Être proche de son travail : un critère important pour la French Tech

67 % des salariés de la French Tech jugent que le temps de trajet est le critère le plus important en matière de lieu de travail. « Les salariés de la French Tech mettent 37 minutes à rejoindre leur lieu de travail en moyenne contre 48 minutes pour la population générale. Ainsi, dans la French Tech, les employés restent en moyenne 15 minutes par jour en plus sur leur lieu de travail ce qui donne un total d’une semaine sur un an. C’est un avantage donc pour le salarié et pour l’entreprise », explique Frédéric Dabi.

 

La journée type d’un salarié de la French Tech selon le Baromètre 2017 :

 

© SFL

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*  De gauche à droite sur la photo : Paulin DEMENTHON (CEO Drivy), Emmanuel NARDIN (assis co-funder – Product&design Director – Devialet), Quentin SANNIÉ (co-funder – CEO – Devialet), Pierre Emmanuel CALMEL (co-funder – Devialet), Luc DELAMBRE (Managing Director – Devialet), Geoffroy GUIGOU (assis CEO – Younited Credit), Nicolas d’HUEPPE (CEO – Alchimie), Emmanuel ARNAUD (assis CEO – Guest To Guest), Philippe de CHANVILLE (CEO – ManoMano), Thierry d’HAILLECOURT (VP Real Estate – Criteo), Thibault LANTHIER (assis – CEO Mondocteur)