Etroitement lié à la santé économique des entreprises commerciales et de services, le secteur des transports et de la logistique a été très marqué par la crise. Le boom du commerce en ligne et l’émergence de la concurrence dans le transport ferroviaire annoncent le début de la reprise et mettent l’accent sur de nouvelles exigences en termes de d’emploi.

 

L’émergence de niches
Transport de passagers, de marchandises, logistique : si ces secteurs n’ont pu traverser la crise sans dommage, de nombreux indices indiquent qu’ils doivent se préparer à une reprise significative. Profitant d’une situation économique plus favorable, ils peuvent en effet aujourd’hui répondre efficacement à la nécessité de remplacer un personnel vieillissant partant massivement à la retraite. Selon le dernier rapport sur les métiers rendu par la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques), 225 000 emplois devraient d’ailleurs être créés d’ici 2015, principalement dans des filières niches comme le fret express.

 

Vers de nouveaux métiers
Qui dit nouvelles activités dit bien sûr, nouveaux besoins en terme d’emplois. Si une spécialisation dans les systèmes d’information et de communication et le développement durable est un vrai plus, le métier phare de 2011 est sans conteste celui de responsable supply chain. Gérant les flux de l’approvisionnement aux expéditions, c’est en effet le nouveau poste clé pour les entreprises industrielles et commerciales. En 2011 le transport en commun est un secteur porteur recrutant dans de nouvelles branches. Il propose des emplois dans la construction / conception (ingénieurs en génie civil, paysagistes, architectes) et dans l’exploitation des infrastructures de transport (ingénieurs et commerciaux). Respectueux de l’environnement et répondant à des besoins de proximité, il ne peut être délocalisé, ce qui en fait un moteur fort de la reprise.

 

Des profils innovants
Pour répondre à leurs nouvelles attentes, les entreprises de transport et de logistique cherchent des jeunes diplômés pour remplir des fonctions dans le commerce, l’exploitation, l’affrètement et la gestion de la relation client. Elles sont également en quête de personnel encadrant pour mieux piloter leurs opérations et ainsi optimiser leurs coûts et leurs activités. Les profils de chef de projet logistique et d’expert ayant des connaissances pointues en matière de systèmes d’information, de traçabilité, de développement durable, de sécurité et de qualité sont ainsi extrêmement recherchés.

 

Des qualités qui font la différence
Un professionnel du transport et de la logistique doit évidemment faire preuve d’une grande technicité et d’une connaissance parfaite des règlementations. Responsable de projets faisant intervenir des collaborateurs aux profils extrêmement divers, il est aussi un manager doté de réelles capacités d’animation. Au service du client, il a un grand sens de l’écoute et s’adapte rapidement aux différents environnements techniques et humains. Logistique et transport requièrent de l’expérience : des stages significatifs ou une formation en contrat d’apprentissage sont ainsi très recherchés par les recruteurs. Les compétences linguistiques font enfin la différence. La maîtrise du chinois, du tchèque ou du hongrois sont par exemple des gros atouts dans le transport des personnes, en pleine expansion en Asie et en Europe de l’Est.

 

CW