ÇA, C’EST VRAIMENT TOI !

 

Comme tous les enfants de la vallée de Chamonix, Blaise commence le ski dans le club de son village. Ce parcours « classique » se distingue pourtant de celui de ses camarades. Blaise est remarqué pour ses talents de descendeur et intègre dès l’âge de 20 ans le Groupe France de ski. Aujourd’hui, le chamoniard se prépare à défendre les couleurs de son pays lors des prochaines coupes du monde.

 

Formation :
Lycée Mont Blanc – sport étude ski
2010 : entrée au pôle régional « Groupe Haute Savoie ski »
2012 : DUT Techniques de commercialisation (Annecy)
2012 : entrée au pôle national « Groupe France ski »

Troisième médaille pour Blaise, pour sa deuxième place en descente

Troisième médaille pour Blaise, pour sa deuxième place en descente

Petit, Blaise pratiquait plusieurs sports : ski, hockey sur glace et football. C’est finalement sur les planches que le garçon se sent le plus à l’aise. Vers 13 ans, son entraîneur l’emmène skier sur la Verte des Houches, piste de descente de coupe du monde. Il y découvre de nouvelles sensations : vitesse, adrénaline, excitation et bien entendu, la peur. « Ce qui me fait vibrer, c’est la vitesse et l’adrénaline qu’on ressent lorsqu’on descend une piste ! » C’est décidé, Blaise sera descendeur ! Il intègre donc la section sport étude ski de la région, où grandit son désir de faire un jour partie de l’équipe des « têtes brûlées. » C’est le surnom donné aux descendeurs de l’équipe de France de ski : « le jour où on n’a plus peur, ce n’est pas bon ! »
C’est à la fin de sa première année d’étude supérieure que le jeune homme est accepté dans le Groupe France ski. C’est un changement de vie pour lui : réveil toute la semaine à 7h30, et ce pendant 10 mois ! Quand il n’est pas possible de chausser les skis, toute l’équipe fait des séances d’entraînement physique.
Toutefois, il garde la tête froide : « ici tout le monde fait du ski. J’essaye d’agir sans paraître arrogant. Dans une région comme la nôtre, être pro n’est pas si exceptionnel. Je côtoie beaucoup de très bons skieurs alors cela ne change pas mes relations avec mes proches. » En effet, sa mère et ses amis d’enfance pratiquent le ski alpin. Mais surtout ses amis du Groupe France, eux aussi skieurs professionnels. « Plusieurs amis se sont qualifiés pour les JO. C’est un rêve pour moi. Même si on ne gagne pas de médaille, ça reste la fête du sport, et je les soutiens à fond depuis chez moi ! »
Aujourd’hui, Blaise fait partie des 10 meilleurs descendeurs français. Il a déjà participé à plusieurs coupes du monde l’an dernier. Cette année, il a décidé de se consacrer à sa carrière de skieur, même s’il sait qu’il retournera un jour sur les bancs de la fac.

 

Ton porte-bonheur :
Depuis que je suis passé pro, je suis devenu superstitieux. Je fais attention aux gestes que j’ai fait lors de ma dernière compétition réussie et je les reproduis comme si tout allait se dérouler de manière identique. J’ai même un caleçon de compet’ !

 

Ton objectif :
Il y a un vrai palier entre les compétitions européennes et mondiales. C’est un cap physique et mental que je dois passer cette année. J’ai encore trop d’appréhension pour le moment.

 

Ton crédo :
Je vis au jour le jour. Je ne sais même pas où je serai l’année prochaine ! Le plus important pour moi est de faire de mon mieux pour rendre fier mes proches.

 

Ta fierté :
En janvier dernier, j’ai été sélectionné pour ma première coupe du monde, en Allemagne.

 

Et dans 10 ans ?
Si je suis toujours pro, c’est que j’aurais réussi ma carrière !

 

Ta piste préférée :
La Verte des Houches ! C’est ma première piste de descente et encore aujourd’hui je la trouve très difficile ! C’est la piste qui m’a fait découvrir ma discipline.

 

Olympe Muller