Tiss’Vies est un projet de création de chantier d’insertion dans le milieu du recyclage textile. Il a pu voir le jour grâce au module universitaire de Création d’Entreprise ou d’Activité (CECA) proposé par l’École Nationale Supérieure de l’Eau, l’Énergie et l’Environnement du groupe Grenoble INP, où nous étudions actuellement. C’est au coeur de ce module que l’idée de base du projet a été formulée et que toute la première partie du travail préparatoire a été faite.

Premier prototype de tissage en lirette réalisé sur un carton transformé en métier à tisser, à partir d’un débardeur blanc à motif, d’un col roulé vert et de fils de couture

Premier prototype de tissage en lirette réalisé sur un carton transformé en métier à tisser, à partir d’un débardeur blanc à motif, d’un col roulé vert et de fils de couture

Tiss’Vies, structure sociale
et filière de revalorisation textile Association conventionnée par l’État en Chantier d’Insertion (ACI), la structure aura un double objectif : donner une chance à des personnes en situation sociale difficile et donner une deuxième vie à des textiles usés. Grâce à un partenariat avec Le Relais, un réseau d’entreprises et associations solidaires récoltant des vêtements et autres tissus en vue de les revaloriser, Tiss’Vies récupèrera de la matière textile usée et réalisera avec elle des tapis et autres objets de décoration grâce à la technique artisanale et ancestrale du tissage en lirette. Cette activité permettra de proposer aux personnes en voie de réinsertion un travail manuel, créatif, artistique, et donc valorisant. D’autant plus valorisant que les objets créés seront réellement vendus, au sein de diverses boutiques membres de l’Inter Réseau de la Fibre Solidaire ainsi que sur internet. L’argent des ventes servira à financer partiellement les frais de fonctionnement du Chantier, le reste provenant de subventions. Tiss’Vies sera une réelle structure de reconstruction sociale, et à ce titre fortement ancrée dans la dynamique socio-économique locale ; en partenariat avec les services sociaux, les structures d’aide à l’emploi, les associations, les autres structures d’insertion, le centre de santé et des intervenants médicaux, elle veillera de surcroît à produire un brassage social au sein même du Chantier, faisant se croiser tisserands, étudiants en école d’Art, designers, personnes en réinsertion et le personnel du Chantier.

 

Partis de zéro
Nous avons formé l’équipe durant la première session du module et avons choisi un sujet en lien avec les valeurs qui nous rassemblaient. Mais au commencement, en tant qu’élèves ingénieurs, nous n’avions aucune connaissance ni légitimité que ce soit au niveau du recyclage textile ou des chantiers d’insertion. Nous avons donc mené de nombreuses études de terrain afin de nous familiariser avec ces milieux. Les enquêtes de terrain nous ont menés du Palais de Justice aux déchetteries, des services sociaux aux tisserands. Repère hebdomadaire fixe au milieu de tout cela, un professeur nous recevait chaque semaine pour faire le point sur notre avancement et nous aider à fixer les prochains objectifs. Cette aide a été utile car elle nous a poussés à aller jusqu’au bout de nos idées et à ne rien négliger dans nos recherches.

 

En route vers demain
C’est ainsi que ce vaste travail de terrain a payé, grâce notamment à la bienveillance et au temps que nous ont accordé la plupart des personnes que nous avons rencontrées. Elles nous ont aidé à aller de l’avant et sur la fin, poussés à nous lancer. Nous avons alors réalisé le business plan du projet qui réunit toutes les informations sur la nature du projet, sa structure, sa finance… Cette année nous comptons compléter ce document et régler tous les détails pour que le projet se concrétise à la rentrée 2014. C’est avec l’appui de contacts forgés grâce au concours final de création d’entreprise (organisé par Grenoble INP Alumni) que nous pourrons continuer.

 

Par Gaëtan Legay, Amélie Farrugia
et Tara Benkel

 

Contact :
tiss.vies@gmail.comhttp://tiss-vies.e-monsite.com/