Cette semaine, tête à tête entre Chloé Gibault, en première année du Programme Grande École et Robin Droin, en quatrième année à l’ESSEC, qui a suivi la chaire d’entrepreneuriat social à ESSEC Business School…

 

Comment expliquerais-tu ce qu’est une chaire à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler ?

Une chaire, c’est un bloc de cours que tu suis avec d’autres étudiants qui ont les mêmes centres d’intérêts que toi, avec des profs qui sont nettement plus spécialisés et experts dans leurs domaines. C’est l’occasion d’allier beaucoup de théorique avec les cours, et de pratique, puisque tu vas rencontrer aussi les grands acteurs de ces secteurs. Tu vas pouvoir faire des cas avec eux, plus ou moins pratiques en fonction de la chaire. Par exemple, dans la chaire Accenture, ce sera très technique, il y aura toutes les semaines des cas à rendre. Si tu participes à la chaire Entrepreneuriat Social, tu rencontreras plutôt de grands acteurs type la Macif, des entrepreneurs et des associations. Même si les activités diffèrent un peu selon la chaire, il s’agit vraiment d’allier théorie et pratique avec les grands acteurs de ton secteur. Une chaire dure toujours 6 mois, en général sur la période janvier-juillet, organisés en deux blocs de trois mois.

Pourquoi faire une chaire ? Qu’est-ce que ça apporte, concrètement ?

Il y a beaucoup d’avantages à intégrer une chaire. Déjà, tu vas te retrouver avec des étudiants qui ont le même âge, les mêmes centres d’intérêts et les mêmes questionnements que toi. C’est vraiment très intéressant de te retrouver dans un groupe d’étudiants que tu ne connaissais pas forcément auparavant, qui sont de ta promo ou pas, et pas forcément dans tes assos. C’est sympa de sortir du système associatif (très important à l’ESSEC), et de voir que du côté académique, il y a aussi des étudiants qui te ressemblent et avec lesquels tu peux échanger. Ça t’apporte aussi une belle vision sur le long terme : tu pourras rencontrer les alumni (des anciens) de ta chaire, qui auront peut-être emprunté des chemins différents des parcours « classiques » de l’ESSEC, donc ça te donne un très gros réseau, en plus du réseau ESSEC de base. Ça te permet aussi de confirmer si le secteur de ta chaire t’intéresserait vraiment pour le futur, ou si c’est finalement un secteur que tu n’as pas envie d’intégrer, pour une raison X ou Y.

Comment intégrer une chaire ? À quel moment de sa scolarité à l’ESSEC ?

On n’intègre jamais une chaire en première année. Certaines sont ouvertes à partir de la 2A, mais les plus sélectives ne sont ouvertes qu’aux étudiants en troisième année (c’est-à-dire en M2). C’est à ce moment-là que ton profil peut vraiment intéresser les chaires, puisque tu as déjà eu des expériences qui sont en rapport avec leurs domaines. Si tu n’as pas fait de stages dans le luxe auparavant, ça va être très compliqué d’intégrer la chaire LVMH par exemple. Pour intégrer une chaire (même si les processus varient un peu en fonction de la chaire que tu vises), il faudra remplir une sorte de questionnaire et rédiger une lettre de motivation. Après cette première sélection avec lettre de motivation, CV et quelques questions posées, il y a un entretien, avec des professeurs titulaires de la chaire, ou des professionnels, qui viennent généralement des entreprises partenaires de la chaire.

Que fait-on dans une chaire ? Quelle(s) différence(s) avec des cours standards ?

Encore une fois, on suit des cours, on rencontre des personnalités du secteur, on allie théorie et pratique. En plus de ça, en fonction des chaires, certains voyages peuvent être proposés. Dans le cadre de la chaire Innovation et Entrepreneuriat Social, je suis parti une semaine au Maroc avec les autres étudiant de la chaire, où on a rencontré tous les jours deux ou trois acteurs différents de l’Économie Sociale et Solidaire. Ils nous ont présenté leurs actions, leurs parcours, les différents enjeux. On a découvert que l’écosystème « ESS » existait aussi à l’international et pas que en France. Un autre exemple : la chaire Média part en général à San Francisco.
Par rapport aux cours standards, ce qui change, c’est le côté pratique, professionnalisant, mais aussi le fait qu’il y a une sorte d’esprit de classe. Quand tu arrives à l’ESSEC et que tout ton programme est à la carte, tu te retrouves à chaque fois dans un cours avec des nouvelles personnes. Pendant trois mois, tu les rencontres et tu apprends à les connaître, c’est très enrichissant. Les liens se créent surtout dans la partie associative de la vie à l’ESSEC. Pour moi la chaire, c’est du plus ; c’est vraiment un endroit où j’ai rencontré d’autres étudiants qui avaient les mêmes centres d’intérêt que moi et avec qui j’ai pu créer des liens.

Est-ce qu’une chaire donne une réelle orientation à un parcours, un peu comme une spécialisation ?

Une chaire peut être considérée comme une spécialisation, mais je pense que c’est moins clivant, dans le sens où l’on peut continuer à faire beaucoup d’autres choses à côté. Quand on se lance dans une spécialisation, ça implique qu’après l’école, on continue dans ce domaine, alors que quand tu fais une chaire à l’ESSEC, tu n’es pas du tout bloqué dans ce monde, ça ne veut pas dire que tu vas forcément rester dans ce domaine, puisque par exemple certains font plusieurs chaires. Je dirais plutôt que la chaire est un approfondissement plus que théorique dans certains domaines, qui est très avantageux pour tous les étudiants, mais qui ne les bloquera pas du tout dans un monde.

Une dernière chose à ajouter ?

Il ne faut pas hésiter à bien se renseigner et à aller rencontrer les personnes qui suivent la chaire qui nous intéresse pour avoir plus d’informations. Ça permet de faire varier les points de vue et d’avoir un meilleur aperçu de la chaire.

Delacre : succombez aux « guilty pleasure »

« Bienvenus dans une entreprise délicieusement régressive » assure Véronique Magro, Head of Controlling et reporting chez Delacre

Innovation et RSE, les arômes d’exception de Nespresso

L’innovation selon Nespresso ? Eclairage en mode robusta par Jean-Michel Cecconi directeur de l’open innovation et Clémence Nutini, responsable RSE chez le pro du café

[TUTO] Écolo même au bureau

. Et si, en plus de votre politique zéro déchet à la maison, vous vous mettiez au vert même au bureau ? Voici cinq gestes simples pour améliorer votre impact écologique au boulot.

Horus Pharma : une innovante affaire de famille

L’objectif d’Horus Pharma ? Recourir à la réalité augmentée pour faciliter le quotidien des patients et des médecins. Rencontre avec Claude Claret, DG et fondateur du laboratoire ophtalmologique

Faites le plein d’énergie chez ENGIE !

L’accès à une énergie durable, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, l’utilisation raisonnée des ressources… Voici les grands enjeux d’ENGIE pour devenir le leader mondial de la transition énergétique.

[Analyse] Le marketing au 21è siècle : enjeux et perspectives

Dans la période actuelle de disruption, une majorité de domaines et secteurs doivent innover au risque de disparaître. Le marketing n’échappe pas à cette donne.

[ISTEC] Les stratégies d’innovation en quête de sens

Nous assistons aujourd’hui à un phénomène d’intensification de l’innovation qui concerne, quasiment, tous les secteurs d’activités

Petit Forestier : pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux !

Petit Forestier est une entreprise familiale où il est possible de progresser et de réaliser de beaux parcours professionnels estime Fréderic Vannson, son Directeur technique.

La valeur la plus importante pour BPCE ? Ses actifs… humains

Envie d’en savoir plus sur le métier de banquier en 2020 Marc Bonnemains vous présente le groupe BPCE de l’intérieur.

Nexter tire dans le mille

Nexter agit sur tous les fronts ! Innovation, transformation digitale, conquête de nouveaux marchés à l’export… Le point avec Sylvain Rousseau, (Sup’Aéro 93 HEC 2004) COO du leader de la défense terrestre