Une collaboration Toulouse-Barcelone nécessaire

Avec « seulement » 6 enseignants-chercheurs sur le campus de TBS Barcelona, la collaboration avec les équipes pédagogiques de Toulouse n’en est que plus importante. Denis Lacoste, directeur de la Recherche de TBS souligne cette bipolarité dans les travaux à mener d’ici 2020 : « L’ambition de TBS n’est pas uniquement la transmission de savoir. Elle est également la production de nouvelles connaissances par les travaux de nos enseignants-chercheurs. Face aux contraintes liées à la taille du campus de Barcelone, nous avons mis en place des workshops à Toulouse où les enseignants de chaque campus peuvent se rencontrer et échanger. » Diana, enseignante-chercheur à Barcelone témoigne : « durant 3 mois nous travaillons ensemble, cela permet de savoir qui est qui au sein des équipes, c’est très stimulant. »

Une collaboration qui s’étend d’ailleurs aux entreprises catalanes dans la perspective de développer une Recherche « idéale » basée sur des partenariats institutionnels, scientifiques et économiques. « Au-delà d’augmenter notre production de travaux publiés dans les meilleurs revues internationales, nous souhaitons élargir en parallèle des publications dites de vulgarisation. De nouvelles Chaires en partenariat avec des entreprises locales doivent aussi voir le jour d’ici à 2020. » Olivier Benielli, directeur de TBS Barcelona rappelle les enjeux de la Recherche sur ce campus : « Avoir un campus et une équipe en réel à Barcelone est une nécessité pour développer les travaux de recherche en interne. »

 

Une adaptation à la culture catalane

En s’implantant en Espagne, TBS doit officier avec les spécificités culturelles et économiques du pays. « Nous avons mis du temps à faire comprendre notre modèle aux entreprises catalanes » explique Olivier Benielli. Avec une politique de stage moins développée qu’en France, les entreprises s’ouvrent néanmoins progressivement au modèle TBS en accueillant en leur sein des étudiants de l’école. « Ce qui caractérise les étudiants de TBS c’est leur adaptabilité au monde de l’entreprise et à leurs missions » précise le DG d’Ebron – entreprise chimique internationale qui profite d’une antenne à Barcelone. Le défi reste encore de taille car aujourd’hui peu d’étudiants effectuent leur stage à Barcelone en raison du faible niveau de rémunération : en moyenne 350/400€ contre minimum 500/600€ en France.

 

L’entreprise reste le fer de lance du développement de TBS sur le modèle de toute business school. « On retrouve les entreprises dans la gouvernance de l’école » ajoute Paul Lauriac, directeur du développement et des partenariats de TBS. Avec un incubateur crée en 2012 ouvert aux étudiants du Bachelor au MBA, 11 start-up ont déjà vu le jour. « L’accompagnement personnalisé est renforcé par les petites équipes du campus de Barcelone » souligne Delphine Arnau, responsable des relations entreprises de TBS Barcelona« 83% des étudiants en programme Bachelor trouve un emploi 2 mois avant d’être diplômé et 50% continue en programme Master. »

 

Retrouvez l’épisode 1 : bit.ly/1HjfeYs

L’épisode 3 à suivre bientôt !

 

Audrey Froitier