La SYWOC (pour Student Yatching World Cup) est avant tout un évènement sportif international de haut niveau. Chaque année elle regroupe les pointures du monde entier, vainqueur des régates étudiantes régionales venus pour tenter de décrocher le titre de champion du monde. Chaque matin, dans le ciel brumeux d’un port français une vingtaine d’équipages s’éloigne vers l’océan. Pendant une semaine, ils vont s’affronter sur des parcours à la fois « bananes » et côtiers, de jour comme de nuit.

 

Les français d’Euromed Sailing Team venaient remettre leur titre en jeu

Les français d’Euromed Sailing Team venaient remettre leur titre en jeu

La coupe du monde de voile des étudiants a vu le jour pendant l’âge d’or de la voile en 1979 sous l’impulsion d’une dizaine de polytechniciens passionnés de voile. A cette époque, seuls des équipages européens concouraient. Depuis elle s’est étendue au monde entier et est aujourd’hui reconnue du fait de son importance par la fédération internationale de voile. En octobre dernier, 10 nationalités différentes eurent l’occasion de hisser la grand-voile dans la baie de La Rochelle pour la 32e édition. C’est l’équipage irlandais qualifié grâce à leur victoire de la régate universitaire irlandaise qui a remporté le prestigieux titre. Ils reviendront en octobre prochain, cette fois dans le mouillage de Pornic, pour défendre leur titre. La course est également reconnue pour le professionnalisme des participants. Les champions régionaux viennent en France se rencontrer pour une régate de très haut niveau. Ils viennent de tous les continents pour défendre les couleurs de leurs universités mais aussi de leur pays. Jusqu’à présent, 12 nationalités différentes ont été sacrées championnes du monde de voile étudiante. Des nations comme l’Australie, le Canada ou la Pologne reviendront braver les courants des côtes françaises pour tenter d’épingler le titre pour la première fois à leur palmarès. Riche de cette diversité culturelle des équipages, la course se veut également un lieu d’échange. Cette semaine est généralement inoubliable pour ses participants par la force des liens qui se créent sur l’eau et sur terre. De nombreuses soirées sont organisées pour permettre aux étudiants de se détendre après l’épreuve du jour. Les organisateurs veillent à assurer une ambiance à la fois festive et sportive de très haut niveau.

 

Amiral Denys Robert, La France mise à l’honneur
Le directeur de cabinet adjoint de l’école Polytechnique explique les raisons du soutien de l’Ecole pour l’organisation de la SYWOC.

Amiral, pourquoi soutenir la coupe du monde de voile des étudiants, la SYWOC ?
En tant qu’ancien marin, j’ai bien sûr les yeux de Chimène pour cette compétition, mais au-delà, c’est toute la direction de l’Ecole polytechnique qui soutient fortement l’organisation de la SYWOC. Cet événement sportif de grande ampleur réunit en effet une vingtaine d’équipages compétiteurs de haut niveau. Sa préparation exige une organisation sans faille et de la part de tous les étudiants impliqués un investissement important, beaucoup d’initiatives, une grande ouverture à l’international et de belles qualités relationnelles pour que cette compétition se déroule dans les meilleures conditions possibles sur le plan technique et dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Cet événement sportif porte des valeurs chères à l’Ecole : l’engagement des équipages, la rigueur de l’organisation, l’ouverture internationale et la solidarité entre marins.

En tant que jeune marin, vous avez participé à des régates. Quelles ont été les évolutions entre ces régates et les régates actuelles ?
J’ai en effet participé à des régates, en particulier lorsque j’étais élève à l’Ecole navale. Nous disposions d’une flotte de « requins » bien entretenus qui exigeaient des équipages bien entraînés pour obtenir des résultats. Le fait de se mesurer sur des bateaux de même type rapprochaient nos régates de ce qu’est la SYWOC, mais les voiliers actuels, comme les J 80 qui seront mis en oeuvre cette année, sont évidemment beaucoup plus techniques et le plateau des compétiteurs, rehaussé par la sélection des équipages représentés, est d’un niveau beaucoup plus élevé.

Le coeur de cette course est sa dimension internationale, quels sont pour vous les atouts qui peuvent en surgir sur l’eau ?
C’est évidemment un des aspects les plus positifs de cette compétition. Le fait de parvenir à attirer des équipages provenant d’autant de pays donne à cette compétition cette image singulière et en fait une occasion incomparable d’échanges entre étudiants très divers que rapproche leur passion pour leur sport. C’est également une belle occasion de faire découvrir nos côtes, nos ports et notre savoir faire nautique à ces étudiants marins. Cette ouverture s’inscrit dans le développement international de l’Ecole Polytechnique sur le campus de laquelle 65 nationalités se côtoient. Elle reflète bien en effet la mobilité professionnelle future à laquelle seront appelés ses élèves et ses étudiants.

C’est la seule course habilitée à délivrer le titre de champion du monde, quelle est l’image que peut donner cette course de la France ?
C’est un honneur pour l’Ecole Polytechnique et à travers elle, pour la France que l’organisation d’une compétition entrant dans le classement d’une coupe du monde soit confiée par la fédération internationale de voile à ses élèves depuis tant d’années. C’est pour tous ceux qui s’impliquent dans sa préparation et sa réalisation une très grande responsabilité qui les prépare bien à celles de haut niveau qu’ils devront assumer plus tard sur le plan professionnel au sein de la société.

 

Contact
François Marin-Cudraz, président : contact@sywoc.org
Wuillaume Dalle : communication@sywoc.org