Ingénieures au féminin

 

Supélec au féminin, à l’instar des groupes féminins des autres grandes écoles, est évidemment né du constat que le nombre de femmes dans les instances dirigeantes des entreprises ne progressait pas au même rythme que le nombre de femmes diplômées ingénieures.

Or, un des points faibles des femmes est bien leur moindre action dans les réseaux. Aussi, pour aider les femmes à progresser dans leur parcours professionnel, les actions de Supélec au féminin sont multiples.
Permettre à des étudiantes de l’école ou jeunes diplômées d’être « marrainées » par des ingénieures expérimentées pour se préparer au mieux à leur entrée dans la vie active, gérer une première évolution…
Organiser des conférences et des ateliers sur des thèmes spécifiques comme le leadership au féminin, gérer le stress (bien utile pour jongler entre sa vie professionnelle, sa vie familiale, sa vie associative…), savoir négocier, gérer son image…
Donner des rôles modèles en mettant en visibilité des femmes Supélec à des postes à responsabilités, et en leur permettant de faire part de leur expérience, de leur parcours, des difficultés qu’elles ont pu rencontrées et, surtout, de leurs réussites !
Benchmarker les entreprises « women’s friendly »…

Supélec au féminin reste en lien avec les différents groupes professionnels de l’association des Supélec (notamment, avec des conférences spécifiques où sont intervenues des femmes Supélec dans l’énergie, les télécommunications, les transports, la finance…). En outre, Supélec au féminin échange aussi avec les réseaux féminins sectoriels (dans la finance ou l’automobile, par exemple). Il est important de diffuser des informations aux femmes Supélec afin qu’elles cultivent non seulement le réseau des Supélec mais aussi les réseaux au sein de leur entreprise ou de leur secteur d’activité. L’énergie ainsi que l’informatique et les télécommunications sont deux axes importants de l’enseignement à Supélec. Beaucoup de diplômées se dirigent donc ensuite tout naturellement vers ces secteurs d’activité. Elles sont aussi présentes dans l’électronique, la Défense, les transports terrestres et aériens, la finance et le conseil ainsi que bien sûr dans la recherche. La plupart de ces secteurs sont aujourd’hui porteurs, les produits et services sont en constante évolution pour répondre aux nouveaux usages et aux besoins croissants du monde actuel. Ces sociétés à fortes composantes technologiques, souvent de grandes entreprises, des groupes de stature internationale, recherchent des ingénieurs de haut niveau, excellents techniquement capables de gérer des problèmes complexes, d’innover mais aussi de s’adapter rapidement, de travailler dans des équipes pluridisciplinaires, parfois réparties à travers le monde entier.
Aujourd’hui, ces grandes entreprises ont donc compris qu’il était primordial pour elles de disposer de ressources représentatives de l’ensemble de la population et donc d’oeuvrer à une plus grande mixité. Les objectifs fixés aux directions des ressources humaines sont donc ambitieux mais sont-ils réalistes car après une croissance régulière du pourcentage de filles présentes en écoles d’ingénieurs, depuis une dizaine d’années, ce nombre stagne voire amorce une décroissance ?
Force est de constater que les filles choisissent préférentiellement les filières commerciales, médicales ou des sciences du vivant et beaucoup moins les filières conduisant vers les écoles d’ingénieurs. Il est donc essentiel de continuer à promouvoir sans relâche les métiers scientifiques, en général, et de l’ingénieur, en particulier. Mais à quel moment s’effectuent les choix d’orientation décisifs ? Quels en sont les acteurs ? Quelles véritables raisons poussent les filles à ne pas choisir des études d’ingénieur ?

bureaufeminin@asso-supelec.org

 

Marianne LEVY
(Supélec 1990, présidente de Supélec au féminin)