La 4e édition du rapport GTCI (Global Talent Competitiveness Index) de l’INSEAD aborde le lien entre changements technologiques et capacité des pays et des entreprises à attirer les talents. Malgré le remplacement des métiers par les machines, le digital permettrait la création de nouvelles opportunités, à condition de posséder certaines qualités. Par Maximilien Arengi

 

Une approche stratégique des technologies

Les auteurs du rapport ont identifié les caractéristiques des pays les plus compétitifs dans l’attractivité des talents, parmi lesquels la Suisse, Singapour, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Suède.

  • Les technologies et l’hyper-connexion y transforment la nature du travail, en lien avec des facteurs socio-économiques et démographiques.
  • Le mariage des compétences techniques et sociales, notamment la capacité à collaborer, y sont un fort levier d’innovation.
  • L’automatisation n’y est pas uniquement envisagée sous l’angle technologique, mais aussi comme facteur de transformation de la société, des entreprises, des carrières, de l’éducation et de l’emploi.

 

Créer un environnement de travail favorable

Forts de ces observations, les auteurs ont émis un certain nombre de recommandations. Les entreprises doivent créer un environnement favorable aux employés de demain qui seront compétents dans les technologies, flexibles et adopteront une posture collaborative. Le numérique définit également de nouveaux rapports hiérarchiques : le modèle horizontal devient la norme.

Su-Yen Wong, CEO de Human Capital Leadership Institute, explique que la technologie a un impact profond sur la nature et la structure du travail. Dans cette ère digitale où le travail évolue constamment, la priorité n’est pas de recruter les personnes qui possèdent les meilleurs diplômes, mais celles qui ont la capacité à apprendre et à réapprendre dans leur travail.

Le Doyen de l’INSEAD, Ilian Mihov, conclut en rappelant que s’adapter au numérique sera le grand défi du 21e siècle.

 

http://www.gtci2017.com