AVEC SA HIÉRARCHIE « FLAT », SES OPEN SPACES BRANCHÉS, SA COMMUNICATION DÉCOMPLEXÉE ET INTERACTIVE ET SES TECHNIQUES DE MANAGEMENT ORIGINALES, LE MODÈLE DE LA STARTUP DÉTONNE. IL FAIT RÊVER BIEN DES JEUNES SALARIÉS MAIS AUSSI DE PLUS EN PLUS ENTREPRISES, EN PROIE À UNE REMISE EN QUESTION DE BON NOMBRE DE LEURS PRATIQUES.

Une organisation souple et collaborative

Lorsqu’on évoque les startups, c’est souvent avant tout pour vanter la souplesse de leur organisation et leur réactivité, comparées à la lourdeur des grands groupes. Pour accélérer la prise de décision et faciliter communication,  » les startupers limitent volontairement le nombre d’échelons dans leur entreprise, constate Olivier Ezratty, auteur du  » guide des startups 2015 « . Même lorsqu’elles grossissent comme Google, Apple ou Facebook, elles conservent des organigrammes assez plats « . Conséquence directe de cette hiérarchie la plus flat (plate) possible, l’organigramme lui-même ne ressemble plus aux habituelles pyramides à étages. Chez Airbnb, par exemple, l’entreprise est présentée sous la forme d’un arbre généalogique. Une facon de rappeler que l’entreprise est avant tout une grande famille et de souder les équipes.  » Mais une organisation horizontale ne suffit pas, à elle seule, à garantir l’implication de tous, souligne Olivier Ezratty. Dès que l’on dépasse la vingtaine de collaborateurs, le collectif tend à se dissoudre « . Pour garder l’esprit de corps, rien de mieux que d’être constamment à proximité immédiate de ses patrons dans l’open-space. Chez Zenika, cabinet spécialisé dans l’architecture informatique, les dirigeants ne sont pas isolés dans un bureau mais travaillent au centre de l’open space, au milieu des équipes.

Un cadre de travail optimal

Au-delà du fait que la moyenne d’âge, 30 ans à peine le plus souvent, facilite la bonne entente des équipes, les startupers ont aussi compris que leurs employés avaient besoin d’être bien installés pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Leur une vision décomplexée du lieu de travail donne ainsi naissance à belles salles de pauses, des bureaux ouverts et colorés. Pour renforcer les liens entre collaborateurs, chez Davidson Consulting, société de conseil en management et expertise technologique, des événements festifs sont organisés tous les 15 jours. On sort entre collègues, avec son patron et sans complexes !

Libre organisation

Responsabilisation, autonomie des collaborateurs sont également au coeur du management des startupers. En général, chacun est libre d’organiser son travail comme bon lui semble. Aussi bien au niveau des horaires que des congés. Chez Evercontact (startup spécialisée dans la gestion automatique et la mise à jour des carnets d’adresses),  » les salariés prennent les vacances qu’ils veulent, ils choisissent leurs horaires et d’où ils y travaillent. L’essentiel est que les missions soient menées à bien !  » précise Philippe Laval, le fondateur. Autre principe cher aux startupers : le droit à l’erreur. Une startup doit être suffisamment agile pour pouvoir changer rapidement de méthode de travail, ou de technique de vente, si c’est nécessaire. Cette remise en question permanente est un excellent apprentissage pour les jeunes diplômés.

Des méthodes copiées par les grandes entreprises

Toutes ces pratiques donnent des idées aux grands groupes ! Pour rivaliser sur le terrain de l’innovation, ils sont de plus en plus nombreux à s’inspirer de ces bonnes méthodes, à tenter d’insuffler un état d’esprit startup dans leurs bureaux. Certains comme La Poste, Orange, Microsoft… créent même des incubateurs ou des accélérateurs pour nouer des contacts avec des jeunes pousses, les aider à se développer. Un échange de bons procédés !

CD