Le sport comme les actions menées par l’association Starting Block sont de formidables vecteurs pour parler du handicap sous un autre jour. Celui de la performance comme avec Marie-Amélie Le Fur, triple médaillée à Londres ; mais aussi pour montrer que c’est possible, que handicap rime aussi avec ambition.

Marie-Amélie

Marie-Amélie

3 questions
à Marie-Amélie Le Fur, marraine de l’association Starting Block et de la Campagne Handivalides, triple médaillée aux Jeux Paralympiques de Londres 2012 : Championne Paralympique du 100m, Médaillée d’Argent du 200m, Médaillée de Bronze du Saut en Longueur.

 

« Une personne handicapée peut
se permettre d’être ambitieuse ! »

Vous êtes marraine de l’évènement pour la 5ème fois, qu’est-ce qui vous plait dans ce concept ?
Starting Block parle du handicap autrement, sur un mode décomplexé que j’apprécie. La campagne le fait découvrir aux étudiants et aux personnels de manière ludique et alterne avec des temps « sérieux » de tables rondes. Il ne faut pas dramatiser quand on veut faire de la sensibilisation. J’interviens aussi dans cet esprit en collèges, lycées et entreprises.
Pensez-vous que le regard sur le handicap évolue ?
Au travers d’actions comme celles de Starting Block, de la mise en lumière de la réussite d’athlètes, de la loi, les
mentalités évoluent. Simplement parler du handicap contribue à faire changer les choses, donner les clés, rendre
acteurs d’un projet, transmettre aux jeunes pour qu’ils évitent les erreurs. A Londres, j’ai été impressionnée par la ferveur du public qui s’est approprié les Jeux. Il n’a pas fait de différence entre JO et Paralympiques, il a reconnu la performance, les sacrifices, l’entraînement. L’atmosphère était magique !
Qu’apporte le sport dans cette optique ?
C’est un excellent vecteur pour parler du handicap. Le sport performance jette une lumière positive sur le handicap, fait rêver et donne de l’espoir. Il montre, comme je l’ai personnellement vécu après mon accident de scooter en 2004 qui m’a value d’être amputée sous le genou gauche, que derrière le handicap il y a encore une vie, des choses à accomplir, un destin à construire, des réalisations personnelles et professionnelles. Cette vie peut même-être plus belle si l’on sait  permis de décrocher 3 médailles à Londres.

 

www.marie-amelie-lefur.fr

 

A. D-F

 

Trophées du Mois Extra-Ordinaire de la Mairie de Paris en novembre pour son Tutorat Handivalides.
Il récompense les actions visant à changer le regard porté sur le handicap. Le tutorat existe depuis 3 ans, et pour l’année 2021-2013, 88 lycéens et collégiens en situation de handicap participent à des rencontres hebdomadaires avec de jeunes tuteurs valides pour préparer leur projet d’études et professionnel. L’association a lancé la 8ème édition de sa Campagne Handivalides. Cette année, elle parcoure 40 établissements entre le 29 janvier et le 15 mai. Toujours sur un mode mariant mises en situation (repas à l’aveugle, parcours en fauteuil) et tables rondes, dans un esprit convivial, ludique et de sensibilisation. « Notre focus est l’accessibilité aux activités culturelles, sportives et sociales étudiantes, explique Amélie Nicaise, directrice déléguée à la communication. Nous lançons une Charte « Associations étudiantes et handicap » et un guide dédié à l’accessibilité aux activités étudiantes. » « Nous constatons un engagement croissant des établissements. Ainsi, cette année, l’Ecole des Ponts ParisTech a banalisé (pas de cours) la journée Handivalides afin que tous ses étudiants puissent y participer. L’Université Paris-Est Créteil a accueilli des lycéens en situation de handicap pour leur permettre de faire leurs premiers pas à la fac. Régulièrement, des établissements sollicitent notre aide pour mettre en oeuvre une politique handicap, et de plus en plus d’associations étudiantes se mobilisent pour l’inclusion de leurs camarades handicapés. »
www.campagne-handivalides.org
www.starting-block.org