Coralie, Juliette, Umang, Henri et plus d’une vingtaine de jeunes expérimentent un concept innovant : grâce à Stagiaires Sans Frontières (SSF), ils sont en stages partagés entre une entreprise et une association. Ici, en France.

 

Dans la plupart des cas, ils travaillent chaque semaine 4 jours en entreprise et 1 jour en association. Ces stages sont un moyen de répondre à leur demande d’engagement et de défis. Plus qu’une double expérience, ces stages permettent deux fois plus de rencontres et d’apprentissages et sont pour eux un moyen de faire bouger les lignes, de dessiner une nouvelle façon de travailler. Après un an et demi de travail, je suis convaincu que cette bonne idée devenue réalité à petite échelle gagnerait à se démocratiser pour le plus grand nombre de jeunes.
Pourquoi le concept est un triple-win pour chaque partie ?

Partons des stagiaires

Aujourd’hui, « les jeunes », dont je fais partie, souhaitent plus qu’un travail. Nous souhaitons contribuer à quelque chose de plus grand en voyant le sens concret de nos actions. Aux analyses de génération zappeuse, j’oppose l’idée de génération engagée. L’étude menée par le BCG et La Conférence des Grandes Ecoles confirme cette tendance de façon impressionnante. La grande majorité des plus de 3 000 étudiants sondés trouvent primordial que leur futur travail soit « en phase avec leurs valeurs » (75 %). Quand on les interroge sur les sources de fierté dans leur futur travail ils indiquent d’ailleurs à 97 % que « ce sera le fait d’avoir été utile pour la société ». Un vrai message d’optimisme. Des chiffres qui se traduisent chez SSF par plus de 2 000 candidatures pour la trentaine de stages proposés.

JDE N°78 p1-112

© Stagiaires Sans Frontières

Pour les associations

Pour La Croix Rouge, Emmaüs Défi, Les Compagnons Bâtisseurs ou MakeSense, le concept de stage partagé répond à de nombreux enjeux. Pour n’en citer que deux : embaucher un stagiaire SSF c’est un moyen concret d’avancer sur des sujets importants et une façon innovante de renforcer les liens entre jeunes et entreprises.

Pour les entreprises

Les stages partagés constituent un excellent moyen d’attirer et faire grandir des profils de jeunes pro-actifs, curieux et autonomes. C’est notamment pour cette raison que des entreprises comme L’Occitane, SCOR, Leroy Merlin ou Accenture participent à notre initiative. A l’heure de la disruption numérique, les entreprises doivent s’adapter à une modification de la structuration du travail, à une obsolescence accrue des compétences et à une possible disparition rapide de leurs activités. Nos stages hybrides constituent un laboratoire du travail de demain et un accélérateur d’innovations croisées au service de la société.

Inventons ensemble le travail de demain

Plus que des privilégiés, nous sommes convaincus qu’Hadrien, Solène, Dina et Elise sont les pionniers du travail de demain, hybride et engagé, utile pour la société. Chez SSF nous sommes convaincus que chacun a besoin de prendre une part active aux projets d’intérêt général et que notre société a besoin d’une meilleure coopération entre organisations à l’échelon local. Les belles histoires permises par nos stages sont la preuve que le décloisonnement est créateur de richesses. Aujourd’hui, grâce à Adrien et Rémi les soupes de l’ANDES sont distribuées dans les frigos connectés de Les 2 Vaches, et Alizée mobilise le réseau de La Société Générale pour augmenter les dons collectés par l’Agence du Don en nature.

On nous prédit qu’avec la robotisation et l’intelligence artificielle entre un et trois quart des emplois vont disparaître. Et si on en profitait pour inventer le travail de demain ? Dès aujourd’hui ?

Par Felix de Monts, Initiateur de Stagiaires Sans Frontières

CONTACT : www.stagiairessansfrontieres.comcontact@stagiairessansfrontieres.com@SSFImpact