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L’INTERNATIONAL A LE VENT EN POUPE CHEZ NOS JEUNES DIPLÔMÉS
Selon une enquête menée par Génération ERASMUS+ 64 % des employeurs pensent que l’expérience internationale représente une valeur décisive pour le recrutement. Pas étonnant donc que les étudiants cherchent plus que jamais à multiplier les pratiques dans un contexte multinational. La CGE souligne que près d’un manager sur 4 commence sa carrière à l’étranger. Même pour ceux qui restent en France, impossible d’ignorer le reste du monde. Les entreprises du CAC40 aujourd’hui font 80 % de leur chiffre d’affaires en dehors de l’Hexagone. Cependant, démarrer sa carrière à l’international cela se prépare !

 

LES LANGUES ÉTRANGÈRES, PREMIÈRE CLÉ D’ENTRÉE
Une bonne pratique des langues étrangères, et il faut bien le reconnaitre, la maîtrise de l’anglais principalement, sera la première clé d’entrée vers le monde de l’international. La langue de Shakespeare, avantage considérable il y a 20 ans, n’est ni moins ni plus qu’un laisser-passer pour l’international aujourd’hui. Il faut ensuite développer ses connaissances d’une seconde voire une troisième langue. L’espagnol, l’allemand et l’italien demeurent les plus pratiquées, reflet des partenaires économiques privilégiés de la France. Pour les jeunes qui souhaiteraient se démarquer l’apprentissage, du chinois, du russe ou de l’arabe sera un atout. Idéalement, cet apprentissage commence sur les bancs du lycée, se dope dans l’enseignement supérieur et au travers de multiples d’expériences.

 

UN SÉJOUR À L’ÉTRANGER PENDANT LES ÉTUDES
Enrichir son parcours d’expériences multiples confortera un penchant pour l’international et assiéra ce choix face aux recruteurs. Les grandes écoles proposent un large éventail d’opportunités pour découvrir le monde durant les études. Les échanges académiques très répandus aujourd’hui apportent toujours une excellente expérience sur un plan linguistique et culturel. Génération Erasmus estime que 85 % des jeunes qui ont étudié à l’étranger voient leur employabilité croitre grâce à cette mobilité. L’obtention d’un double diplôme renforcera sa valeur pour l’entreprise. En plus des échanges, les grandes écoles offrent des missions humanitaires et des stages à l’étranger.

 

DIPLÔME EN POCHE, CAP SUR L’ÉTRANGER
92 % des employeurs recherche des compétences transversales acquises à l’occasion de séjours à l’étranger. Dans une interview accordée à Grenoble EM, Tom Enders, PDG d’EADS* (la maison mère d’Airbus), insistait sur le fait de débuter sa vie professionnelle avec un poste à l’international. « Choisissez un travail qui vous emporte et partez à l’international aussi vite que possible avant que d’avoir charge de famille. Ayez notamment une expérience en Asie, là est l’avenir, et ne restez pas sur un même poste plus de 2 à 3 ans » déclarait ce PDG Allemand qui dirige une des entreprises phare du projet européen.
Les clés de la réussite ici, seront l’utilisation du réseau international tissé pendant les études, le fait d’oser demander et de savoir s’adapter aux postes proposés. Souvent les entreprises étrangères testent les jeunes diplômés dans un premiers temps avant de leur confier des missions à plus grandes responsabilités.
Le parcours international se construit, peu à peu pendant les études. Ce qui est certain : une fois le virus contracté, on n’en guérit jamais !

 

* https://globaleduc.wordpress.com, 19 juin 2013

 

PAR JOELLE SILVESTRE, RESPONSABLE DES ÉCHANGES, GRENOBLE EM
ET MARK THOMAS, DIRECTEUR,
CENTRE DES AFFAIRES INTERNATIONALES, GRENOBLE EM