Semestre d’étude, double-diplôme, stage, VIE : vous êtes en route pour votre première expérience à l’étranger. Passeport, logement : vous avez tout checké mais… avez-vous pensé à votre protection sociale ? Laurent Gallet, directeur de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) vous dit comment couvrir vos frais de santé hors de nos frontières.

 

#1 Couvert ou pas couvert ?

Votre couverture sociale dépend de votre statut.

Si vous partez en Europe via un cursus d’un établissement supérieur français, pensez à vous munir d’une carte européenne d’assurance maladie. Elle vous permet d’être remboursé par votre organisme de sécurité sociale ? Vous êtes même dispensé d’avancer les frais de soins dans certains cas (à l’hôpital notamment).

Si vous partez dans le cadre d’un VIE, votre couverture est organisée par Business France et vous disposez d’un régime de protection spécifique.

En revanche, si vous poursuivez vos études dans un pays extra européen où la protection sociale n’est pas aussi développée que la nôtre, il est plus prudent de souscrire à une protection sociale de type JeunExpat Santé, l’offre 100% online de la CFE destinée aux jeunes de moins de 30 ans.

 #2 Une prise en charge internationale

Souscrire à cette protection permet en effet une prise en charge équivalente à la France (soit une des meilleures du monde) et de couvrir vos frais de soins et de traitements dans tous les pays. Vous étudiez au Vietnam, vous en profitez pour faire une escapade aux Philippine ou un retour express en France : vous êtes couvert dans tous les cas. A partir de 2019, vous pourrez même utiliser votre carte vitale dans le cadre de cette offre pour vous acquitter des frais de soins effectués en France (et donc être dispensé de l’avance de frais).

« A l’étranger, la protection sociale n’est pas automatique ! »

#3 En cas d’accident, pensez hôpital partenaire

Grâce à un large réseau de partenaires hospitaliers, l’offre de la CFE maille le monde entier et vous permet d’être remboursé à 100 % des frais d’intervention dans les pays où les frais de santé sont inférieurs ou égaux aux tarifs pratiqués en France. Pour cela, il vous suffit de vous adresser aux établissements partenaires, dont vous trouvez la liste sur votre compte personnel Internet. Dans d’autres pays comme la Thaïlande, où les tarifs sont supérieurs à ceux pratiqués en France, la prise en charge se fait à hauteur de 80 %.

#4 A Rome on se soigne comme les Romains ?

Si vous étudiez dans le cadre d’un cursus français, vous n’avez pas forcément besoin d’une complémentaire. Elle s’avère en revanche utile dans des pays où la protection sociale n’est pas d’aussi bon niveau qu’en France, y compris dans des pays très développés comme les USA. Pour cela, vous pouvez compter sur les partenaires de la CFE et ainsi bénéficier de packs base CFE + complémentaire avantageux.

Adhérer, c’est easy !

Pour les étudiants, la CFE mise sur le tout digital. Adhésion, souscription à une protection de base ou à une complémentaire, consultation des établissements partenaires, paiements, remboursements : dans le cadre de l’offre JeunExpat Santé, tout se fait en ligne !

#5 Pour la médecine de ville, attention à l’avance de frais

Pour la médecine de ville ou les prises en charge en ambulatoire en revanche, les partenariats sont plus difficiles à établir. Vous serez donc souvent dans l’obligation d’avancer les frais puis d’adresser, facture à l’appui, une demande de remboursement à la CFE. Une démarche entièrement digitalisée qui vous permet d’être remboursé rapidement.

#6 Pensez à protéger vos proches

Si vous partez à l’étranger avec votre conjoint et que vous avez souscrit à l’offre JeunExpat Santé, celle ci ne lui sera pas applicable. Deux solutions s’offrent alors à vous : s’il a lui aussi moins de 30 ans, vous pouvez l’inciter à suivre votre exemple et à adhérer lui aussi à cette offre. Vous pouvez également opter pour une offre CFE classique. une offre certes plus onéreuse mais qui lui permettra d’être votre ayant-droit.

#7 Et en cas de gros pépin on fait quoi ?

L’offre JeunExpat Santé propose une option rapatriement au moins de 30 ans. En cas de besoin, vous pouvez être rapatrié en France ou sur le plateau technique de niveau équivalent le plus proche. En cas d’accident grave aux Philippines par exemple, vous pourrez être dirigé vers Singapour ou à Bangkok.