Tant par sa petite taille et ses valeurs que par son implantation géographique, Socram Banque affiche sa différence. Rencontre avec Jean-Yves Raoul (ENITA Bordeaux 78 ; Certificat Marketing Crédit Agricole IFCAM Paris 87 ; Master Institut Technique de Banque ITB Paris 89), son directeur Qualité, Conformité, Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE).

Jean-Yves Raoul (ENITA Bordeaux 78 ; Certificat Marketing Crédit Agricole IFCAM Paris 87 ; Master Institut Technique de Banque ITB Paris 89), directeur Qualité, Conformité, Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) de Socram Banque

Jean-Yves Raoul (ENITA Bordeaux 78 ; Certificat Marketing Crédit Agricole IFCAM Paris 87 ; Master Institut Technique de Banque ITB Paris 89), directeur Qualité, Conformité, Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) de Socram Banque

Socram Banque est une filiale de mutuelles d’assurance. Quel impact cela a-t-il sur la culture d’entreprise ?
Établissement de crédit, Socram a été créé en 1968 par des mutuelles d’assurance. C’est en 2008 qu’elle s’est transformée pour porter l’offre bancaire de deux mutuelles et devenir Socram Banque. Elle appartient à la sphère de l’économie mutualiste, sociale et solidaire, ce qui la distingue des autres banques. C’est cette nature atypique qui attire chez elle, de même que le cadre de vie (à Niort). Quatre valeurs essentielles ont été identifiées au sein de l’entreprise : le respect, la confiance, la performance et le professionnalisme.

 

Quels types d’actions menez-vous en matière de RSE ?
Sur le plan environnemental, nous avons fait passer la consommation de papier par salarié de 41 kg/an en 2011 à 31,5 kg/an en 2013, grâce à l’optimisation du pilotage des processus de gestion bancaire. Autre exemple : en se développant, Socram a choisi de rester au centre de Niort, tout près de la gare. Pour nous agrandir, nous avons acquis en centre-ville un bâtiment que nous venons de rénover selon la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation), ce qui devrait nous permettre d’obtenir une consommation réduite, de l’ordre de 70-80 kWh/m2/an. Dès le début des années 2000, nous avons choisi de conjuguer une grande exigence dans l’analyse du risque sur les demandes de crédit consommation avec une forte ambition sociétale novatrice. Lorsqu’un plan de financement nécessite d’être rééquilibré, nous pouvons faire une contreproposition en moins de dix minutes, ce qui permet au conseiller en mutuelles de proposer à son sociétaire une solution alternative viable, tout en respectant son temps d’entretien commercial. Cela relève de notre responsabilité sociétale puisque nous aidons ainsi les sociétaires à réaliser leurs projets, en trouvant une solution adaptée à leurs capacités budgétaires.

 

« Que ce soit en école ou en entreprise, il faut savoir marier travail et moments conviviaux »

À quoi ressemble pour vous une semaine de travail « type » ?
Mon travail est diversifié et très enthousiasmant : participation au pilotage de l’entreprise (via les comités de pôle et de direction) ; management d’équipe ; élaboration et mise en oeuvre de plans d’actions suite à la réalisation d’études (enquête de satisfaction clients, notation extra-financière en matière de RSE) ; travail de veille (suivi de l’actualité économique et réglementaire de notre secteur) ; traitement de dossiers individuels de réclamation (car je suis aussi médiateur interne)…

 

Quels enseignements de Bordeaux Sciences Agro (précédemment ENITA) vous ont le plus marqué ?
J’ai apprécié les cours en amphi : j’adorais voir la manière dont le professeur réussissait à conquérir l’auditoire. J’ai aussi aimé la volonté de l’école d’associer études et sport. Nous avons d’ailleurs remporté le titre de champion de l’académie en football ! J’ai en outre été membre du BDE. Cela prépare bien au monde professionnel. Je crois qu’il ne faut pas être trop scolaire dans ses études et se comporter comme si l’on avait déjà fait un premier pas dans la vie professionnelle. J’ai également apprécié… la fête ! Que ce soit en école ou en entreprise, il faut savoir marier travail et moments conviviaux. La création de Socram Banque a accru le nombre de salariés et fait passer d’une culture administrative orientée back-office à une culture de service client. Il a fallu veiller à la symbiose entre anciens et nouveaux salariés. Car il est essentiel de garder de la convivialité au sein de l’entreprise !

 

Données clés
 – 212 salariés (moins de 120 en 2008)
 – Plus de 1 700 points de vente via les 9 mutuelles d’assurance distribuant ses produits
 – Un PNB (Produit Net Bancaire) consolidé de 43,1 M€ en 2013
 – 7 recrutements en CDI l’an dernier
-  Elue service client de l’année en 2011 dans la catégorie établissement de crédit

 

CL

 

Contact : jean-yves.raoul@socrambanque.fr