Groupe familial solidement implanté dans son terroir de Champagne, la Société Jacques Bollinger s’est successivement étendue en rachetant des domaines dans les plus belles appellations françaises ; jusqu’à former une belle « famille de vins rares » qui connaissent aujourd’hui un large succès à l’international. Rencontre avec son Directeur Général Etienne Bizot (ICAM 85, HEC Paris 08).

 

Etienne Bizot (ICAM 85,  HEC Paris 08), Directeur Général  de Société Jacques Bollinger

Etienne Bizot (ICAM 85, HEC Paris 08), Directeur Général de Société Jacques Bollinger

Pouvez-vous nous présenter la Société Jacques Bollinger et nous dire ce qui constitue son ADN dans l’univers de la production et de la distribution viti-vinicole ?
La SJB anime la stratégie d’un groupe dont les origines remontent à 1829 et qui élabore et promeut dans le monde entier des vins et spiritueux autour de sa marque principale : Champagne Bollinger. Au fil du temps, le groupe s’est successivement étendu dans d’autres régions viticoles – la Bourgogne avec le domaine Chanson fondée en 1750, le Val-de-Loire avec Langlois-Château (fondée en 1885) et le Cognac avec la maison Delamain ; il s’est aussi développé dans sa région d’origine en prenant le contrôle de la marque Ayala. Autant de domaines de qualité, solidement ancrés dans leur terroir et partageant les valeurs du groupe familial, porteur d’une vraie vision à long terme. Au premier rang de celles-ci, le développement à l’international : 85 % de nos ventes s’effectuent à l’export. Ajoutez-y la recherche de l’excellence et un goût prononcé pour l’indépendance et vous cernerez l’essentiel de ce qui constitue notre identité et guide nos réflexions. Propriétaire de 270 ha de vignes, l’entreprise réalise aujourd’hui 140 M€ de CA, emploie 270 personnes et dispose de deux sociétés de distribution, l’une en France, l’autre en Angleterre.

 

« Le marché viti-vinicole attend
des jeunes générations qu’elles lui apportent une vision la plus internationale et prospective possible »

Pourquoi avoir choisi d’effectuer vos études à l’ICAM et quels souvenirs gardez-vous de l’enseignement que vous y avez reçu ?
Si je ne me souviens plus précisément des circonstances ayant fait que j’ai effectué mes études supérieures à l’ICAM, une chose en revanche est certaine : je discerne fort bien, a posteriori, ce qui caractérise cetteécole. Elle pousse ses élèves, hommes et femmes à s’engager et à mener des projets de développement ambitieux, deux termes essentiels à mes yeux et que l’ICAM applique en premier chef à elle-même puisqu’elle s’est aujourd’hui engagée dans un projet de développement.

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés qui, de plus en plus nombreux, envisagent de travailler dans l’univers du vin ?
Le marché du vin et des spiritueux est aujourd’hui mondial ; ils s’élaborent et se vendent dans les principaux pays et cela car les consommateurs recherchent toujours plus de nouveautés. Certains pays disposent de terroirs qui intéressent les grands œnologues. Mon conseil est de les inviter à repoussez les frontières, à aller acquérir une expérience à l’étranger aussi bien dans les métiers techniques (viticoles et œnologiques) que dans les métiers commerciaux et marketing. Nos maisons, nos domaines ont aussi à apprendre du reste du monde ; nous avons besoin de comprendre les habitudes des consommateurs dans ces pays pour mieux adapter nos politiques commerciales et marketing. Nos vins s’exportent  de plus en plus et cela va s’accentuer dans les années à venir notamment vers les marchés américains et d’Asie qui sont les plus prometteurs sur le long terme ; Nos maisons ont besoin de jeunes qui ont acquis une expérience dans ces marchés ; nous avons, nous-mêmes, embauché un jeune qui a vinifié en Australie, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis.

 

JB

 

Contact : www.sjb.fr