Alice Guilhon annonçait ce matin devant la presse que les objectifs du plan stratégique 2015-2020 de SKEMA Business School sont déjà atteints à mi-parcours. La directrice générale fixe dès lors de nouveaux objectifs pour poursuivre le déploiement d’une école internationale positionnée sur l’économie de la connaissance.

 

« En créant SKEMA en 2009, nous avons la chance extraordinaire de pouvoir nous positionner sur un nouveau modèle d’école ; celui dont nous rêvions alors et qui est clairement dessiné aujourd’hui : une école globale et locale dans chacune de ses implantations. »

« Donner la Terre entière comme bac à sable à nos étudiants pour leur innovation, puis comme terrain de jeu pour leur évolution professionnelle »

La digitalisation, l’internationalisation et la nécessité d’innover en permanence mettent en cause les modèles de l’enseignement supérieur ? Alice Guilhon et ses équipes saisissent ces défis à bras le corps pour en faire des opportunités. « Nous avons justement positionné notre modèle sur ces trois champs. SKEMA est une école de management mais aussi de l’économie de la connaissance mondiale. Cela veut dire que nous offrons la Terre entière comme bac à sable à nos étudiants pour innover puis comme terrain de jeu pour leur évolution professionnelle. »

Un business model qui fait ses preuves

La Terre entière, en 2017 cela veut déjà dire des campus aux statuts locaux dans chacune des implantations : à Lille, Paris et Nice en France, à Suzhou en Chine, à Raleigh aux Etats-Unis et à Belo Horizonte au Brésil (reconnaissance du Bachelor en cours, ndlr). Alice Guilhon ne cache pas son projet d’installation en Afrique (avec des pistes au Bénin, ndlr) « d’ici à 3 ans dès que le campus brésilien sera rentabilisé (le campus a ouvert il y a 2 ans ndlr) ». A moyen terme, elle vise la Russie où un double diplôme est déjà proposé. « SKEMA a rempli son objectif de devenir l’école de management dans les technopoles mondiales avec ses campus sur des terres d’innovation et de développement. »

« Notre modèle économique est consolidé. Il a fait ses preuves. Nous investissons et nous nous donnons 5 ans pour que le budget de chaque campus soit à l’équilibre. Cela nous permet de réinvestir tous les 5 ans ! » La directrice insiste en annonçant que « SKEMA n’a besoin ni des banques ni des CCI pour investir ! » L’ouverture d’un campus représente un investissement de 1,5 à 2 M€ par an sur 5 ans.

Bases de repli et de croissance

Avoir des implantations solides et locales à l’étranger recèle d’un autre atout pour Alice Guilhon. « Alors que nos écoles sont malmenées par des décisions publiques malheureuses (gouvernance, taxe d’apprentissage…), SKEMA peut s’affranchir de tout cela et poursuit son développement hors de France. Nous n’avons pas attendu pour créer notre propre modèle, pour nous révolutionner. »

6 semestres sur 6 campus

SKEMA entend offrir une « véritable exposition multiculturelle » à ses étudiants en leur permettant de travailler en équipes de cultures différentes, dans des lieux différents. L’école accueille déjà 3 000 étudiants de 120 nationalités sur ses 6 campus. Elle lance à la rentrée 2017 un nouveau dispositif d’exposition internationale : 6X6. « Les élèves peuvent désormais partir dès leur arrivée, c’est une bombe atomique pour ceux qui sortent de prépa ! Ils pourront étudier sur nos 6 campus durant leur cursus par séquences d’un semestre. »

SKEMA positionne aussi son nouveau dispositif d’accompagnement des entrepreneurs en herbe au niveau mondial. « SKEMA Ventures permet à chaque étudiant de concevoir, tester et lancer un projet dans un contexte global, sur 6 territoires innovants et 4 continents

Produire une recherche disruptive

Les trois piliers du positionnement de SKEMA sont au cœur de son développement académique. L’école se dote, en plus des centres de recherche actuels, d’une organisation en trois académies pour « produire de la recherche transversale, de la connaissance disruptive aux intersections de la digitalisation, de l’internationalisation et de l’innovation. » En ligne de mire des sujets comme la finance entrepreneuriale, la comparaison des écosystèmes d’innovation.

Pour Alice Guilhon, « la connaissance est notre actif stratégique le plus précieux. Elle possède cette capacité particulière que plus on l’utilise, plus elle se développe ». Au-delà de cette capacité, SKEMA la  développe en recrutant 17 nouveaux professeurs à la rentrée 2017, portant à près de 160 le nombre d’enseignants-chercheurs sur ses 6 campus internationaux. Alice Guilhon fait part de sa fierté d’avoir recruté « une star de rang mondial en économie et finance, Florencio Lopez de Silanes. C’est une grande chance pour l’institution et pour ses étudiants. » La directrice espère se doter d’un pool de 4 stars de cet acabit pour faire rayonner la recherche de SKEMA.