Quelques semaines avant la COP 21, l’association des anciens de l’ISIGE – MINES ParisTech – ISIGE Alumni- a organisé un événement permettant à 80 personnes de se mettre dans la peau d’un chef de délégation et de prendre part à une simulation des négociations climatiques.

 


Simulation des négociations climatiques en vue de la COP 21


Durant toute la journée, les 60 participants de l’événement ont endossé la peau de négociateurs pour défendre les intérêts de leur pays avec ses enjeux environnementaux, sociaux et économiques propres. L’objectif de cette simulation était, par ce jeu de rôle, de mettre en situation des participants afin de mieux appréhender la complexité des négociations internationales pour la construction d’un traité sur le climat. Cette simulation a été encadrée par le cabinet de conseil Albedo Climat.
Les délégations, pour leur mandat d’un jour, ont été regroupées en zones géographiques : Union Européenne, USA, Chine, Inde, Autres pays développés et Autres pays en développement. Trois rounds de négociation ont rythmé la journée, à l’occasion desquels des représentants venaient défendre et négocier au nom de leur délégation.

Avant chaque round, chaque groupe devait s’organiser en interne pour collecter les informations nécessaires à ladite négociation : état des ressources, des émissions de GES, des contraintes…

 

Quelles actions mener pour atténuer ou s’adapter ?


Les participants ont du intégrer les éléments clés du changement climatique (scientifiques, économiques, historiques et géographiques) et les leviers d’actions possibles pour ne pas dépasser le chiffre symbolique des 2 degrés de réchauffement à horizon 2100. Les outils développés par le MIT et Climate Interactive, ainsi que les outils validés et utilisés par les gouvernements et par l’ONU, ont été utilisé afin de rendre l’exercice le plus réaliste possible.
Les participants ont dû définir une trajectoire d’émission de CO2 : année d’arrêt d’augmentation des émissions, année de début de réduction et taux annuel de réduction. Les actions et outils à mettre en place par les pays sont variés : transferts de technologie, effort en recherche et innovation, arrêter les subventions aux Energies Fossiles, créer une taxe carbone, économies d’énergie, sources d’énergie alternative, séquestration du carbone….

Les délégations se prononcent également sur la participation de leur pays au Fonds Vert pour le Climat, visant à financer des programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

L’un des objectifs majeurs  de ce Fonds est de limiter la vulnérabilité des pays en développement aux conséquences du réchauffement : protection des zones littorales menacées de submersion, gestion plus économe des ressources en eau, nouvelles pratiques agricoles et forestières. Enfin, la lutte contre la déforestation et les programmes de reboisement étaient également à l’ordre du jour (programme REDD+).

 

Conclusion

A l’issue des 3 rounds de la simulation, le résultat obtenu est un réchauffement de 2,1°C à horizon 2100. Si la barre symbolique des 2°C a été dépassée, il n’en reste pas moins que ce résultat est encourageant ! Les participants ont été ravis de participer à cet événement de sensibilisation quelques jours avant la COP21.

 

Crédits photos : ISIGE Mines ParisTech