Diriger une école issue de la fusion de deux fleurons du Sup’ : un défi managérial de taille ! A la tête de CentraleSupélec depuis un peu plus d’un an, Romain Soubeyran se livre sur ses missions de DG et son engagement pour l’avenir d’une école aux projets d’envergure.

 

DG de CentraleSupélec : un DG du Sup’ comme les autres ?

Si la fusion de Centrale Paris et de Supélec a été actée le 1er janvier 2015, des réserves et des inquiétudes étaient encore palpables à mon arrivée en septembre 2018. Ma première mission a donc été d’apaiser les tensions, d’écouter et de communiquer avec toutes les parties prenantes : corps social, alumni, donateurs… La fusion a aussi engendré des modifications dans les statuts de l’école… et les dossiers techniques qui vont avec ! La gestion de nos campus de province par exemple. Alors que tous les 1A issus de prépa maths sont désormais réunis sur le campus de Gif, Metz et Rennes ont pu se sentir marginalisés. Nous avons opté pour un nouveau système d’affectation des 2A garantissant la présence de 10 % des 2A sur les deux campus à la rentrée 2020, ce qui devrait apaiser les craintes.

Les 3 must have du DG   ?

#1Recruter ou promouvoir les bonnes personnes aux bons postes. LE point le plus critique. Le DG omniscient, c’est un mythe. Si tout doit passer par lui, l’entreprise va dans le mur. Et si on est mal entouré c’est qu’on est mauvais !
#2 Définir les orientations stratégiques. Si elles ne convainquent pas mon Board, c’est qu’il y a un bug. Il peut bien sûr y avoir des zones grises mais l’opposition frontale avec mon entourage me fait douter.
#3 Fédérer les énergies. Cela requiert transparence, exemplarité, présence sur le terrain et cohérence. Dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit, expliquer pour  inspirer de la confiance. C’est sans doute le plus dur car la confiance ne se décrète pas, elle se construit dans le temps… mais peut aussi se déliter très vite.

Et la bienveillance, très à la mode aujourd’hui ?

De la bienveillance envers ceux qui veulent bien faire oui, mais pas de laxisme ! Renoncer à mettre les points sur les i ne fait avancer ni ses collaborateurs, ni sa boutique. J’essaye d’être tolérant à l’erreur mais pas à la déloyauté car ça met en péril l’institution.

Le boss, forcément un visionnaire ? A la vision, je préfère parler d’orientations générales à long terme. Sans jamais négliger chaque petit pas quotidien qui permet d’aller dans la bonne direction.

Vos plus grandes fiertés à la tête de CentraleSupélec ?

Je parlerais plutôt de motifs de satisfaction. Un fort apaisement des tensions en interne tout d’abord : le corps social est aujourd’hui plus rassuré et confiant. La mise en place de la première année du nouveau cursus est aussi un succès. Je me félicite également du recrutement de mon DGA et de la promotion de plusieurs membres au ComEx et au CoDir. Le vote des statuts de l’université Paris-Saclay le 3 juillet dernier est enfin bien sûr une grande satisfaction.

Paris-Saclay : votre plus beau projet cette année ?

C’est en tout cas une expérience qui vaut la peine d’être tentée. Car même si CentraleSupélec jouit déjà d’un positionnement international unique pour une école d’ingénieurs française, elle a besoin d’un ensemble plus fort pour concurrencer les grands pôles mondiaux de recherche. Construire Paris-Saclay c’est aussi agir dans l’intérêt du pays en permettant à la France de produire durablement des élites scientifiques et industrielles.

DG à plein temps ?  Je raisonne en termes de développement durable : le management par le stress n’amène rien de bon sur le long terme. J’encourage d’ailleurs mes collaborateurs à prendre leurs congés ! Car une organisation bien gérée est une organisation où tout le monde est important, mais où personne n’est indispensable, même le Numéro 1. Il faut pouvoir gérer la disparition de quelqu’un du jour au lendemain sinon la maison est en risque.

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