S’il dit lui-même ne pas être « un pur produit cosmétique », Daniel Guillermin (Arts & Métiers ParisTech 73), Président France de Shiseido est pourtant un expert du secteur pour qui innovation et leadership des compétences sont indissociables. Rencontre.

 

Quels sont les clés du succès d’un groupe innovant ?

Daniel  Guillermin

Daniel Guillermin

La R&D avant tout. Shiseido possède un des plus grands centres de recherche du secteur au Japon : c’est un élément stratégique essentiel pour être un leader et non un suiveur. Pour cela, chaque Président de pays s’entoure des meilleurs et a donc le recrutement pour priorité. La force d’une R&D repose avant tout sur une politique RH performante : il faut recruter,  structurer et animer les compétences pour conserver son leadership.

 

Quelques exemples de projets innovants initiés en France ?
En parfumerie sélective, nous sommes les premiers à avoir créé des contenants colorés par sublimation d’encre et proposé à l’échelle industrielle une décoration intérieure de flacons-verre. Pour cela, nous avons mutualisé nos compétences avec des partenaires innovants : un maître verrier et une PME spécialisée dans le laquage d’emballage de luxe.

 

Quelles sont les valeurs essentielles du Groupe ?
La fonctionnalité pour atteindre la perfection de produits dont nous mesurons régulièrement les effets et les apports concrets. La qualité des ingrédients car c’est elle qui fait la valeur d’un soin. La sensation enfin, une valeur culturelle au Japon, liée au plaisir de manipuler le produit. Elle est complémentaire de la qualité :une belle texture participe en effet à la pénétration et donc aux bienfaits du produit. Nous ne sommes pas que des vendeurs de rêve, nous sommes avant tout des procureurs de bien-être.

 

Chez Shiseido, nous ne sommes pas seulement vendeur de rêves mais avant tout procureur de bien-être.

Les enjeux du secteur
Face à des consommateurs de plus en plus avertis, le secteur doit relever les défis d’exigence et de pérennité. Pour beaucoup, les produits cosmétiques sont chers et non indispensables. Pourtant, le secteur s’adresse à des clientes fidèles auxquelles il faut garantir des produits ayant une efficacité prouvée ainsi qu’une totale innocuité. Parce que le moindre effet secondaire  ne saurait être accepté pour un produit de « bien-être »,  le secteur devra également  s’investir encore plus à l’avenir dans la cosmétovigilance.

 

CW.


Contact :
daniel.guillermin@shiseido-sif.eu