Directeur général, Gilles Kindelberger pilote depuis novembre 2014, Sénalia. Logisticien céréalier, 1er exportateur européen de céréales, avec 57 % de parts de marché sur le port de Rouen, Sénalia est un acteur industriel incontournable.

 

Gilles Kindelberger (master management général ESSEC Business School 2011), directeur général © J.F. LANGE

Gilles Kindelberger (master management général ESSEC Business School 2011), directeur général © J.F. LANGE

Sénalia doit rester une référence
Sénalia, union de coopératives née en 1957 de la vision audacieuse et novatrice d’une poignée d’agriculteurs, s’est diversifiée grâce à des partenariats novateurs avec des industriels et agro-industriels. Prestataire de services, logisticien en éveil permanent, à la recherche des solutions les moins chères et les plus créatrices, Sénalia réalise 38 M€ de CA qui se répartissent pour moitié entre l’exportation de céréales et la transformation de produits agricoles. Sénalia doit son succès à ses installations portuaires à la pointe, qui constituent sa première richesse et à ses hommes – un capital qu’il faut former, accompagner et faire grandir -, et qui assurent la qualité de service, qui se concrétise à destination, à l’ouverture des cales. « Je veux que l’on dise : c’est du blé français, chargé à Rouen, chez Sénalia. Je veux que Sénalia reste une référence. » Sénalia alloue plus de 5,4 % de son chiffre d’affaires à la formation professionnelle de ses collaborateurs et prévoit d’investir 55 M€ dans les outils entre 2011 et 2017.

 

Un dirigeant ne peut faire cavalier seul, il doit partager
Gilles Kindelberger, autodidacte, a gravi tous les échelons de ce métier, « un métier de relations humaines très fortes, d’engagement de la parole donnée. » Il a développé sa fibre commerciale et connaît tous les rouages de l’entreprise et du monde portuaire et céréalier, « le succès du groupe et sa crédibilité ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat du travail accompli par mes prédécesseurs que j’essaie de prolonger. » Un dirigeant doit fédérer, manager, emmener ses équipes, être visionnaire et audacieux, il ne peut faire cavalier seul mais doit partager. Ce que fait Gilles Kindelberger, adepte du management participatif, de manière collégiale, avec son comité de direction. Il ne s’arroge pas la réussite de l’entreprise et considère que chacun est un maillon de la chaîne et contribue, à son niveau, à la richesse et au développement de l’entreprise. Il fédère ses collaborateurs autour des valeurs PRISE, de Performance, Respect, Innovation, sens du Service et esprit d’Equipe. Son ambition est que Sénalia, reconnue au plan national, le soit au plan international et que le modèle économique de l’entreprise et la façon dont les métiers sont gérés, soient dupliqués et diffusés en miroir dans les pays importateurs.

 

« J’aimerais bien
être poussé par mes collaborateurs, plutôt que tiré, ce sont eux qui devraient m’emmener »

Un maître mot, le bonheur
« Il n’est pas facile d’arriver à concilier vie personnelle et vie professionnelle, lorsque l’on travaille 12 heures par jour. Il faut être heureux au travail pour être heureux à la maison, prendre beaucoup de plaisir au travail, trouver le côté positif pour arriver à cet équilibre de bonheur et surtout ne pas mélanger les choses mais les rendre compatibles. Je suis passionné par mon boulot et je crois que le bonheur se transmet. Lorsque je réfléchis au développement de l’entreprise, je garde présent à l’esprit que j’ai 156 foyers – dont le mien – à qui je dois donner du travail et un salaire à la fin du mois. Etre chef d’entreprise est une responsabilité, j’en suis pleinement convaincu,  je suis positif, optimiste, je vois le verre à moitié plein et imagine comment continuer à le remplir. »

« La réussite c’est d’être arrivé où je suis aujourd’hui, grâce au travail réalisé, d’être une graine qui a germée, grâce à des personnes qui m’ont aidé et promu, d’être reconnu et identifié comme quelqu’un qui a fait grandir l’entreprise et les collaborateurs, qui a travaillé pour la profession, a participé et participe à son évolution et qui a été décoré du mérite agricole. Arbitre à la Chambre arbitrale de Paris, je participe à la réflexion sur la production agricole française de demain, sur l’exportation de céréales françaises et à la promotion d’une agriculture bonne et respectueuse. »

J’aimerais transmettre aux jeunes l’envie de travailler, d’évoluer et le plaisir de travailler. La richesse n’est pas seulement financière, elle est dans le partage. Soyons heureux et travaillons ensemble à partager la richesse.

 

A.M.O.

 

Contact
service.rh@senalia.com