Le 22 décembre 2017, l’aventure au Maroc s’est terminée. Retour en avion direction Paris-Charles-de-Gaulle. Les trois mois et demi sur le campus ESSEC Afrique à Rabat ont passé très vite. J’en garde de précieux souvenirs.

 

J’ai beaucoup appris sur le Maghreb, le monde arabe et l’Islam. D’abord parce que j’ai habité en famille d’accueil et puis grâce à divers voyages dans tout le pays, tant scolaires que privés. Le respect des marocains envers moi m’a profondément marqué. Je me suis senti accepté en tant que Français et bien accueilli par la société.

Un bilan plus que positif

J’ai apprécié que les cours aient été axés sur l’Afrique et le Maroc bien en phase avec les réalités du pays. Ils traitaient de développement durable, de la responsabilité sociale des entreprises, de l’égalité des chances dans l’éducation et le travail…
Tout au long du semestre j’ai travaillé en groupe sur divers projets :
Élaboration d’une cartographie pour le cours d’influence commerciale
Imagination d’un partenariat entre une association qui formait des jeunes aux arts culinaires et les entreprises de la région Rabat-Casablanca
Entretiens avec des étudiantes marocaines sur le sujet de la discrimination des sexes dans l’éducation

En groupe, nous avons dû présenter ces projets devant une assemblée de chefs d’entreprise marocains et de l’ensemble des étudiants du campus.

L’entrepreneuriat était le focus principal de mon programme d’études à Rabat. Spécialisation de mon point de vue cohérente car la création du campus, en elle-même, a fait l’objet d’une démarche entrepreneuriale du Groupe ESSEC.
Dans le cadre de notre projet de cartographie, nous avons dû contacter de nombreuses associations marocaines afin de connaître leurs financeurs. La difficulté de cet exercice était d’identifier, de joindre et de convaincre les personnes qui étaient le mieux placées pour nous livrer les informations que nous recherchions. A travers ce travail de démarchage ainsi que la théorie du cours d’influence commerciale, j’ai appris quelle influence avait le réseau dans le monde du business et comment il était possible en tant qu’entrepreneur d’atteindre ses objectifs commerciaux à travers le networking.

Des moments forts

La visite du Premier Ministre : le 16 novembre, Edouard Philippe est venu avec une délégation de sept ministres sur le campus. Parmi eux, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, ancien Directeur Général de l’ESSEC. Un déjeuner marocain fut organisé à l’ESSEC. Chaque ministre était assis à une table accompagné d’un groupe d’étudiants. J’étais assis à la table de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui m’a surpris par sa gentillesse et sa modestie. Elle s’est montrée intéressée par notre vie d’étudiants et nous a posé des questions sur nos projets professionnels. Elle a aussi parlé d’elle-même et comment elle a intégré la vie politique.

Excursion à Ceuta : dans le cadre d’une learning expedition, j’ai passé une nuit à Ceuta avec tous les étudiants non-marocains du campus et une équipe de l’administration. Cette enclave espagnole sur le territoire marocain faisant partie de l’Union Européenne, nous pouvions accéder à la ville en présentant nos passeports européens. Pendant que nous franchissions la frontière, quatre jeunes gens sont venus à notre bus. Après avoir été écartés, deux d’entre eux ont tenté une nouvelle fois de se glisser. Ils purent passer le premier barrage marocain. Des étudiants ont remarqué leur présence. Nous avons demandé au chauffeur de s’arrêter pour ne pas risquer de les blesser.
Cet événement m’a profondément marqué, c’est un événement fort, et même formateur, de mon semestre passé sur le continent africain. J’ai réalisé à quel point des gens pouvaient être prêts à tout pour venir en Europe.

Une immersion dans le mode de vie marocain

Le séjour en famille d’accueil a définitivement élargi mes horizons. J’ai pu immerger dans le mode de vie marocain en partageant leur quotidien. Les repas jouaient un rôle important en tant que moment de convivialité. Etant donné que tout le monde mangeait du même plat à table, il était préférable de manger ensemble en même temps.
J’ai compris que le partage prenait une place majeure dans la culture marocaine. En somme, l’expérience locale m’a permis de mieux comprendre la mentalité des arabes et d’établir un lien personnel avec la région maghrébine que j’ai hâte de découvrir davantage dans le futur.

Je ne peux que recommander aux étudiants de l’ESSEC d’étudier sur le campus ESSEC Afrique. Cette expérience a été à la fois enrichissante au point du vue culturel et humain.
J’aimerais remercier tous les membres de l’équipe d’administration qui se sont montrés particulièrement ouverts aux étudiants. Je tiens également à remercier ma famille d’accueil marocaine qui était bien gentille qui m’a fait découvrir et partager son quotidien.

#JOURNALDEBORD1 Mobilité inter-campus à l’ESSEC Afrique-Atlantique – un semestre à Rabat