Camille Lavelle, 21 ans, étudiante à l’Université Paris-Dauphine, veut repeindre son campus en vert ! Du gaspillage alimentaire au recyclage des vêtements, la Présidente de l’association Dauphine Durable mène moult projets pour éveiller la conscience de ses condisciples. Portrait de celle pour qui le green est une seconde nature.

 

Green is the new black

Devenue végétarienne, militante pour la protection de l’environnement, en quête d’un modèle économique plus juste, Camille est activement engagée pour le développement durable. « C’est lors d’une sortie en classe préparatoire, à la découverte de la permaculture, que je me suis rendu compte des dérives de l’agriculture moderne », se remémore-t-elle. A son tour, elle souhaite amorcer cette réflexion chez les autres. Et même tracer sa carrière en ce sens ! « Je veux exercer un métier responsable, en accord avec mes valeurs, comme dans la fonction publique territoriale où je pourrais mettre en place des projets écologiques au service des autres », est-elle déterminée. L’activiste a profité de son entrée en Master 1 Sciences Politiques à l’Université Paris-Dauphine pour affirmer son engagement. « Après une prépa intense, la fac m’a permis d’avoir assez de temps libre pour rejoindre une association et vivre pleinement mes convictions », se ravit l’étudiante. L’association Dauphine Durable, une évidence.

Ateliers pour le climat

Toute l’année, Dauphine Durable propose des évènements de sensibilisation au sein de l’université. Le but ? « Informer les étudiants sur le développement durable pour qu’ils comprennent les enjeux de cette problématique et puissent agir en conséquence. » Vide-dressing, cours de cuisine vegan, conférence sur Monsanto … « Nous avons aussi fait un atelier de récupération de vêtements pour en faire des tote bags ou encore un goûter de Noël bio et équitable. Les gens écoutent mieux quand ils ont le ventre plein ! », plaisante Camille. Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. Ces occasions prennent d’autant plus d’ampleur lorsqu’elles sont organisées en collaboration avec le REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) comme la semaine nationale du développement durable. Cette alliance réunit 100 associations étudiantes françaises, toutes convaincues que le monde étudiant est une force essentielle pour construire demain.

Génération Equitable En collaboration avec Max Havelaar France, FAIR[e] un monde équitable a accompagné Dauphine Durable dans le cadre de Génération Equitable. Un programme de mobilisation des étudiants sur l’alimentation durable et équitable, et de soutien dans leurs initiatives de transition vers une consommation écoresponsable sur leur campus. « Grâce à eux, nous avons pu dépasser le stade de la sensibilisation et passer à l’action. Nous avons réussi à faire passer une pétition pour que le resto U distribue de la nourriture durable et équitable. Génération Équitable nous a prouvé qu’on pouvait avoir de l’impact dans notre faculté », témoigne Camille.

Living my best life

Réfléchie, attentive et déterminée, Camille a repris la présidence de Dauphine Durable en mai 2018. Une expérience qui l’aide à s’affirmer. « A force d’argumenter avec des étudiants, des acteurs d’associations ou des directeurs, j’ai appris à mieux défendre les idées, à parler en public, à avoir les armes et les munitions pour négocier », s’enthousiasme la porte-parole de son association. D’après elle, c’est certain : participer à la vie associative est source de satisfaction personnelle et d’enrichissement professionnel. « On apprend des compétences qui vont au-delà de nos cours. Et puis on donne un sens à notre engagement en agissant avec d’autres personnes. » Un conseil pour finir ? « N’ayez pas peur d’être ambitieux dans tous vos projets ! »

[Selfie] Enarque en devenir