Les résultats sont historiques. En 2018, sur les 40 étudiants admis à l’ENA (Ecole Nationale d’Administration), 20 étaient issus de la PREP’ENA de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’Ecole Normale Supérieure. William Farhi fait partie des lauréats. Portrait d’un futur président ?

 

Travailleur acharné

A 25 ans, le jeune parisien a déjà accompli un beau parcours : une prépa littéraire au lycée Henri-IV, une spécialisation en histoire à l’Ecole Normale Supérieure, une année de césure à Oxford, une prépa aux concours des administrations, et maintenant l’ENA. « Mes proches disent souvent que je ne m’arrête jamais ! », en rigole William. Lui préfère se qualifier de curieux touche-à-tout. Sa soif de connaissance n’est jamais étanchée et sa capacité de concentration inépuisable. Le profil parfait pour PREP’ENA.

PREP’ENA

A la rentrée 2017, William a intégré la classe préparatoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en collaboration avec l’Ecole Normale Supérieure au concours externe de l’ENA et autres concours de même niveau (Assemblée Nationale, Sénat, Quai d’Orsay, Banque de France, Commissaire de police …). Economie sociale, affaires étrangères, droit public … « On apprend tout ce qui touche aux affaires publiques. C’est très varié, parfois technique mais plonger dans la machine de l’Etat permet de mieux comprendre les grands marqueurs de l’identité publique française », explique l’étudiant. Ce passionné des enjeux contemporains et sociaux est comblé. Le plus sympa ? « L’ambiance entre les étudiants, le magnifique cadre entre l’ENS et le Centre Panthéon, et l’extraordinaire travail des professeurs. Certains sont de jeunes énarques tout juste diplômés et cette proximité générationnelle est très appréciable. Ils sont vraiment là pour nous aider à réussir », tient-il à remercier.

lauréats PREP’ENA 2018 : © Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

Sur les pas des plus grands

Une prépa efficace qui lui a donné les clés pour ouvrir les portes de l’ENA. « Même si je savais que j’avais bien bossé, j’étais quand même surpris à l’annonce des résultats. J’étais si fier et heureux », avoue le génie qui s’ignore. Après Françoise Chandernagor, Jacques Attali ou encore Emmanuel Macron, William a fait son entrée à l’ENA le 3 janvier 2019. Mélange d’excitation et de stress, l’énarque reconnaît le poids symbolique de l’école et des responsabilités qu’elle implique. « Les énarques ne sont pas aussi confiants et prétentieux que veulent nous faire croire les clichés ! » Tout ne fait que commencer pour ceux qui vont entrevoir la complexité que représente la gestion d’un pays. A la fin, chacun obtiendra un poste en administration selon ses résultats aux examens. Le meilleur choisit en premier. « Pour ma part, j’ai envie d’intégrer le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, le ministère de l’Economie ou alors le corps préfectoral. Je ne sais pas encore très bien, tout est tellement intéressant ! » William a encore le temps de se décider mais ce qui est sûr, c’est qu’il est promis à un bel avenir.

Son conseil pour gérer un concours ? « Ne vous surmenez pas ! Passer un concours est certes un marathon mais restez serein, travaillez à votre rythme et prenez des pauses pour faire des activités annexes qui vous défoulent. Courir m’a beaucoup aidé à déstresser et à me donner confiance. Peu importe qui l’on est, d’où l’on vient, les concours sont accessibles à tout le monde si on s’y prépare bien sans oublier de vivre. »

[Selfie] Burger Bizz

Portrait chinois

Une devise ? Semper plus ultra (toujours plus haut)
Une personnalité ? Marcel Proust
Un livre ? A la recherche du temps perdu
Un sport ? Le rugby
Un évènement ? La révolution française