Emmanuel Zilberberg enseigne la comptabilité et la gestion à ESCP Europe. Deux disciplines formelles dont il a su renouveler l’enseignement via une pédagogie impliquante et interactive.

 

Le professeur Zilberberg ne se contente pas que ses étudiants obtiennent leurs crédits ECTS. Pour lui leur réussite passe par leur implication. Alors qu’il prépare un doctorat en sciences de l’éducation, il utilise un dispositif pédagogique « clickers », un « audience respond system ».

Le professeur crée la situation, les élèves la font vivre

« Cette ardoise interactive me permet de collecter les réponses des apprenants durant mes cours. Je vois ce qui fonctionne ou pas, où nous en sommes collectivement et peux adapter mes enseignements en temps réel. »

Le professeur pousse les étudiants à découvrir les notions par eux-mêmes plutôt que de les leur énoncer. « Grâce à l’ardoise, les étudiants partagent leurs réponses, puis je les incite à discuter entre pairs des différentes options. Un collectif émerge. Cette pédagogie développe la faculté de discernement et le réflexe d’aller chercher l’information ou la compétence chez l’autre. »

Elle montre aussi que tout le monde n’a pas le même point de vue, que l’erreur fait partie du cheminement. Par l’échange, les étudiants développent leur capacité de conviction et leur autonomie, « mais aussi leur capacité d’auto apprentissage et à penser par eux-mêmes ».

Permettre à chacun de s’exprimer est aussi un vecteur pour instiller des valeurs démocratiques. « Si je pose une question à l’oral, les dominants vocaux ou les plus rapides répondent. Via l’ardoise chaque voix compte. »

Découvrez le témoignage de Marie-Hélène Fasquel-Erhart, professeure agrégée d’anglais, enseigne la littérature américaine en section internationale au Lycée Nelson Mandela de Nantes, première française finaliste du Varkey Foundation Global Teacher Prize 2017

« Réussir est un accomplissement personnel et collectif »