Comment rendre les étudiants plus captifs et acteurs de leur apprentissage ? L’arrivée de la génération Z bouleverse non seulement les méthodes et modes de management des entreprises mais aussi poussent les professeurs à mener un vrai travail de réflexion sur leurs méthodes pédagogiques et à innover. Nés en même temps que la démocratisation du net, devenus adultes avec la démocratisation des smartphones, ces technologico-natifs sont avides de nouvelles expériences capables de les aider à devenir des managers connectés.

Retrouvez Sandra Rmadi Said, Professeur Associé en contrôle de gestion, Finance à l’EMLV (Ecole de Management Léonard de Vinci)

Au retour d’un séjour à l’international au sein d’une institution anglo-saxonne qui ne jugeait que par le Problem Based Learning (PBL) au point de lui dédier des équipes projets, des workshops réguliers et un département support de Teaching and Learning, j’ai saisi l’opportunité de proposer un cours similaire en MBA « Stratégie et Digital Marketing » pour un public d’étudiants internationaux. Un cours dont le contenu et la thématique se prêtent à l’application de cette approche pédagogique. Les objectifs étaient de les challenger intellectuellement autour des cas de Nokia, Blackberry et HTC.  Le pari est de fédérer des équipes de background différents, de pays et cultures différentes et d’âge différents autour de problématiques managériales liées au tournant du digital.

Le PBL est une approche pédagogique qui considère les étudiants comme des apprenants capables d’influencer le contenu du cours et des activités. Cette pratique  se fonde sur une redistribution des rôles entre enseignants et étudiants plus en phase avec le monde du digital. Elle place les étudiants au centre en devenant des acteurs de leurs processus  d’apprentissage. Le professeur devient un mentor, un facilitateur pour accompagner l’étudiant et lui permettre d’apprendre de manière indépendante mais en même temps avec les autres.

(c) LETITBE

 

Le PBL, bien que fondé sur des études de cas, se distingue des approches classiques usuelles par le fait que la mise en situation initiale de l’apprenant face au problème a lieu avant même que les concepts en vigueur ne soient exposés. Le processus d’apprentissage inclut ainsi la notion de gérer le flou, l’incertitude et la recherche d’une information fiable. Le problème à résoudre devient un prétexte pour explorer des concepts nouveaux et apprendre à les appliquer pour prendre des décisions dans des situations complexes et incertaines. Dans ce cas précis, la capacité de l’étudiant est évaluée au travers de ses compétences en matière de résolution des problèmes ainsi que ses capacités à gérer les processus d’incertitude qui lui sont inhérents. L’acquisition de cette capacité est tout aussi importante que le résultat final dans la mesure où l’étudiant aura acquis -durant le processus de résolution du problème- les soft-skills lui permettant de les reproduire dans toute autre situation.

Ainsi au travers de ce cours, les étudiants ont pu résoudre des problématiques réelles en endossant le rôle de managers de Nokia, Blackberry et HTC confrontés à une digitalisation de leur secteur. Cela leur a permis, entre autres, de développer leur capacités d’analyse créative et critique, la communication, le travail d’équipe, le self management et des compétences de résolution de problème en environnement complexe et incertain.

C’est une expérience pédagogique qui peut parfois surprendre l’enseignant et prend des détours qui n’ont pas été prévues au départ. Elle permet à l’étudiant investi d’aller plus loin. C’est une expérience qui ne se limite pas à la réponse à la question mais favorise l’apprentissage par l’initiative tout au long du processus.

Contrairement à la méthode des études de cas, traditionnellement utilisée comme un moyen d’application et d’intégration de notions déjà traitées, le Problem Based Learning permet de former des managers connectés au monde de demain. Cette distinction n’empêche pas d’élaborer des formules hybrides selon les objectifs pédagogiques d’une part et les besoins des apprenants d’autre part.

 

 

 

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