SCALAB, laboratoire du CNRS rattaché à l’UFR de psychologie de l’université de Lille travaille sur les sciences cognitives, et plus particulièrement la cognition appliquée aux entreprises. Quels apports de ces sciences pour les entreprises ? Éléments de réponse avec Laurent Sparrow, enseignant chercheur spécialiste en occulométrie au sein de SCALAB.

 

Les premiers enseignements de la cognition pour les entreprises concernent le bien-être des employés. SCALAB travaille sur cet axe avec des sociétés de secteurs variés : « nous avons collaboré avec une grande entreprise en aéronautique afin d’observer les charges cognitives qui pèsent sur les pilotes. Nous travaillons également sur le thème du stress au travail. Les entreprises sont de ce point de vue, un formidable terrain pour nos recherches. »

La cognition qu’est-ce que c’est ? « La cognition, c’est tout ce qui nous permet d’apprendre et d’utiliser de nouvelles connaissances. Cela concerne la mémoire, notre capacité d’attention, notre raisonnement, notre capacité à résoudre des problèmes, l’apprentissage, etc. Toutes ces fonctions qui nous permettent d’interagir avec notre environnement. 

 

L’analyse des réactions et émotions de l’être humain

Les techniques de recherche en cognition permettent d’avoir un aperçu plus précis des émotions et des envies des individus. SCALAB a ainsi collaboré avec une grande marque de luxe/cosmétique pour l’introduction d’une crème sur le marché asiatique. « L’entreprise souhaitait mesurer les émotions des potentiels clients face à une crème. Lorsqu’ils établissaient des questionnaires, les réponses n’étaient pas cohérentes avec les réactions des clients. L’entreprise est venue nous voir, car nous sommes capables de mesurer l’intérêt d’un individu face à une crème en analysant les expressions de son visage et ses émotions avec notamment la technique d’occulométrie ».

 

La cognition en entreprise, outil de vente ?

Portés par l’éthique, les chercheurs n’utilisent pas la cognition dans le but de vendre, mais d’améliorer le bien-être. Cependant, pour Laurent Sparrow, les entreprises peuvent se servir de ces résultats pour optimiser la partie commerciale : « toute prise de décision est influencée par les émotions. L’être humain calcule tous les risques possibles ; nous avons une balance qui nous pousse à nous demander ce qui est bon ou non pour notre organisme. Quand nous sommes inquiets, heureux ou tristes, les décisions ne sont pas les mêmes. La cognition n’est plus séparée des émotions et les entreprises souhaitent savoir si leur produit est apprécié ou non. »

 

Les sciences cognitives pour placer l’humain au cœur du système

Auparavant, l’homme devait s’adapter à la machine. Aujourd’hui, ce paradigme est trop complexe. L’enjeu est donc que la machine s’adapte à l’homme. Pour cela elle a besoin de mieux appréhender l’interaction homme/machine. « Les entreprises s’intéressent aux sciences cognitives afin de placer l’humain au cœur du système. La technologie devient trop complexe et il faut qu’elle soit acceptée par les acheteurs. Un produit qui peut détecter nos émotions permet de meilleures interactions avec son utilisateur. »

 

Une tendance en plein développement

Désormais, le travail de prise en compte des émotions dans l’acte de création des produits s’effectue dès la formation des concepteurs des produits. « Nous avons de nombreux contacts avec des écoles d’ingénieurs comme Centrale Lille ou Polytech Lille. Nous accueillons aussi des étudiants en stage pour les initier à ces techniques de mesure comportementale. » Un meilleur moyen de mettre l’humain au cœur des systèmes.

 

 

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