2012 sera une année à part pour le groupe Sanofi. Il va franchir deux caps en devenant le leader mondial du secteur pharmaceutique et en démarrant le Biolaunch à Vitry-sur-Seine atelier de production dédié aux biotechnologies à culture cellulaire. Hubert Loetscher (Arts et Métiers ParisTech 74), Directeur du Centre de production de Vitry nous parle d’évolutions décisives.

 

 

Hubert Loetscher (Arts et Métiers ParisTech 74), Responsable Technique du périmètre chimie et biotechnologie pour le groupe Sanofi

Hubert Loetscher (Arts et Métiers ParisTech 74), Responsable Technique du périmètre chimie et biotechnologie pour le groupe Sanofi

Sanofi est présent dans 100 pays et emploie 110 000 collaborateurs dans le monde. En France, Sanofi commercialise plus de 400 médicaments et vaccins. C’est également un poids-lourd de l’économie nationale. « Sanofi est la première entreprise du CAC 40 en termes de résultat net, et le numéro un de l’industrie pharmaceutique en France avec 49 sites, 27 000 collaborateurs et 1,5 Mids € consacrés à la R&D. » Alors que de nombreux médicaments tombent dans le domaine public, la notion de « blockbuster » disparaît. Cette évolution est très structurante pour la stratégie de Sanofi, centrée sur les besoins des patients au travers de filiales dans la santé grand public, la santé animale et les vaccins.

 

Un investissement de 200 M d’Euros dans les biotechnologies
L’ambition de Sanofi est d’être de plus en plus présent dans les biotechnologies. « Jusqu’ici elles étaient basées sur la culture de bactéries. Désormais, elles utilisent de nouvelles technologies de culture cellulaire. L’ouverture en 2012 à Vitrysur- Seine du Biolaunch, signe notre entrée dans ce domaine avec une unité regroupant des équipes de développement et de production. » Sanofi se positionne en pionnier de la production d’anticorps monoclonaux qui doit permettre de mettre au point des traitements plus ciblés et efficaces pour certains cancers, maladies auto-immunes et pour la prévention de rejet de greffe.

 

Le changement est d’abord affaire humaine
M. Loetscher est chargé de réaliser la conversion du site, jusqu’ici spécialisé dans la chimie traditionnelle et la biochimie. Avec la mutation de salariés sur les autres sites du groupe, notamment en France et l’accueil de la nouvelle unité. « Ce sont avant tout les hommes qui vont faire notre usine de demain. En tant que chef d’orchestre des projets et nouvelles organisations, ma mission est d’assurer la cohérence, dans le respect des délais et de la continuité de notre activité. » M. Loetscher fait de la communication un levier essentiel de la conduite de ce changement stratégique. « Pour rassurer, car ce qui génère le stress c’est d’abord l’incertitude, afin que chacun appréhende ses nouvelles missions et objectifs, et pour donner de la visibilité sur où nous allons et comment nous y allons. »

 

La stratégie industrielle, un indicateur clé pour un jeune ingénieur
L’une des grandes forces de Sanofi est son outil industriel et l’expertise de ses équipes dans les fonctions de production. « Notre outil industriel fonctionne sur la complémentarité des métiers et des profils. Car outre les spécialistes de la pharmacie, de la chimie ou des biotechnologies, nous faisons appel à des ingénieurs généralistes. En tant que Gadzart j’ai pu mener une carrière variée de la production aux processus de recherche jusqu’à la supply chain. Un ingénieur peut également faire des achats ou de la qualité comme se dédier à la technologie ou à l’optimisation de l’outil industriel et son adaptation aux nouvelles technologies. Il est important à cet égard pour un jeune ingénieur, de bien considérer la stratégie industrielle de l’entreprise qu’il entend rejoindre. »

 

A. D-F