Saham Group est devenu en 20 ans un leader des services essentiels à la personne en Afrique et au Moyen-Orient. Connaissant une croissance étonnante, l’entreprise a fait de l’excellence ET de la solidarité ses valeurs phares. Et s’en porte à merveille. Rencontre avec Otmane Serraj (X 92), son Directeur Général du Pôle Services Externalisés.

 

Quelques mots du très polymorphe Groupe Saham ?

Créé par un entrepreneur qui avait pleinement confiance dans le potentiel de développement dont est aujourd’hui capable l’Afrique, Saham est avant tout un groupe d’entrepreneurs. En focalisant toutes ses activités sur la personne (relation client, assurances, santé, éducation, etc.), son créateur, Moulay Hafid Elalamy, a choisi de mettre définitivement l’humain au centre de notre action collective.

Saham compte autant de femmes que d’hommes à son CoDir. Vous-même, en rejoignant ce groupe, qu’est-ce qui vous y a surpris ?

J’ai initialement, en effet, été contacté par deux femmes, la DRH puis Ghita Lahlou, Présidente du Pôle et conseillère du Président qui est régulièrement nommée dans les classements de femmes d’affaires africaines. De même Nadia Fettah qui se trouve, elle, à la tête du Pôle Assurance. Chez Saham, homme ou femme, la fibre entrepreneuriale est déterminante. Mais le plus impressionnant demeure la vitesse à laquelle le groupe avance. Goût du risque… calculé, circuits de décision courts… tout est décidé à une vitesse impressionnante. Avec très peu de marge d’erreur !

Quels défis avez-vous à relever à la tête du pôle Offshoring ?

On dit à présent « Pôle Services externalisés », un changement de nom significatif. Phone Group, notre filiale, fut le pionnier africain des centres d’appels. Leader de cette industrie que nous avons développée jusqu’à employer 10.000 personnes pour 125 M€ de CA, nous voyons arriver à grande vitesse automatisation et robotisation. Des robots sont déjà à l’œuvre dans la Gestion de la Relation Client et l’intelligence artificielle va encore accélérer le mouvement. Nous travaillons donc à anticiper cette mutation en créant des plates-formes offrant aux entreprises des services externalisés bien plus larges ; du véritable outsourcing.

Entreprise engagée (RSE, Fondation importante), en quoi le Groupe Saham favorise-t-il l’épanouissement de nouveaux talents ?

Notre dynamique de croissance est très forte et l’Afrique, on le sait, est le continent de demain. 70% de la population y est jeune, c’est le continent de la croissance à deux chiffres et des marchés vierges. Résultat : de plus en plus de jeunes talents viennent d’Europe vivre « l’aventure africaine ». Saham, dont l’excellence opérationnelle est aux meilleurs standards internationaux, représente une passerelle idéale pour cela. D’autant que l’entreprise s’est donné pour but de conquérir de nouveaux marchés tout en demeurant un employeur responsable et citoyen. Labellisé RSE au Maroc, notre engagement reste le même partout. Nos managers possèdent tous une fibre solidaire, valeur phare du groupe. Mais pas seulement… Nous poursuivons l’excellence et, désireux de démontrer que l’on peut être très innovant même dans les pays émergents, nous incubons l’innovation (startups, entre autres) pour mieux l’offrir à nos clients.

Être Polytechnicien aujourd’hui : quels souvenirs gardez-vous de vos années à l’X ?

Après des années de classes préparatoires centrées sur des matières académiques, c’est avec un réel sentiment d’ouverture et d’effervescence que l’on aborde l’X. Toutes nos passions profondes ressortent alors et trouvent à s’exprimer dans les multiples opportunités offertes par l’école. On y noue, de plus, avec ses condisciples, des relations très fortes. D’autant que, me concernant, ces années marquaient l’ouverture aux élèves étrangers et que chaque personne arrivée là représentait une histoire et une source d’inspiration à elle seule.

 

Repères : CA groupe : 1,2 Mds $ (Pôle Services Externalisés : 150 M$) / Collaborateurs : 12 000 personnes (Pôle SE : 10 000) / Présence dans 27 pays

 

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