Mieux connaitre les doctorants

 

Chaque année, plus de 130 doctorants sur 1200 inscrits soutiennent leur thèse et achèvent ainsi leur cursus universitaire. Au-delà de l’encadrement scientifique des doctorants et des jeunes docteurs, l’Université Lumière Lyon 2 met en place des dispositifs d’accompagnement : du financement de la thèse à l’insertion professionnelle, l’établissement s’implique dans la réussite de ses jeunes chercheurs.

 

La Journée de l’emploi  des docteurs en SHS est organisée  en partenariat avec l’Université de Lyon

La Journée de l’emploi des docteurs en SHS est organisée en partenariat avec l’Université de Lyon

En fonction de leur thème de recherche, les doctorants sont rattachés à l’une des sept écoles doctorales du collège doctoral de l’Université de Lyon (dont 3 sont portées par Lyon 2), couvrant la quasi totalité des lettres, langues et SHS. Cette diversité d’expertises favorise le dialogue entre les disciplines : le doctorant peut collaborer avec d’autres champs disciplinaires pour une nouvelle approche de son sujet. Le partenariat scientifique engagé avec d’autres établissements d’enseignement supérieur du site Lyon-Saint-Etienne favorise ces rencontres disciplinaires. Comptant un ratio de 43 % de doctorants étrangers, Lyon 2 encourage également la mobilité entrante et sortante des doctorants. Isabelle Lefort, Vice-présidente en charge de la recherche, précise que « pour continuer à attirer les doctorants étrangers, leur accueil sera facilité par la mise en place prochaine d’une cellule d’accompagnement ».

 

 

De l’aide à la recherche au financement…
Depuis trois ans, Lyon 2 propose une journée à l’adresse des étudiants de Master et des doctorants dédiée au financement du doctorat sous toutes ses formes : contrats ministériels type CDU, contrats CIFRE, mais aussi les contrats doctoraux de l’ARC, de l’ADEME, ceux proposés par des clusters etc. Cette journée « est aussi un excellent moyen de favoriser le contact entre les doctorants et les entreprises ou les collectivités territoriales, dont les échanges avec l’université sont croissants », précise Véronique Prudhomme, responsable du Bureau d’Insertion Professionnelle (BIP), prochainement baptisé « Doct’emploi ».L’université compte 126 doctorants en CDU et une quarantaine de bourses CIFRE. Certains CDU peuvent être financés par d’autres organismes : à titre d’exemple, la Ligue contre le cancer subventionne des thèses portant sur la maladie en psychologie. Dans le cadre du contrat CIFRE, le partenariat développé avec les entreprises et collectivités territoriales telles que la SNCF, le Grand Lyon ou encore le centre Paul Bocuse « favorise les échanges entre l’université et l’entreprise sur le territoire, et renforce les liens du tissu rhônalpin avec la recherche », selon Marc-Eric Bobillier-Chaumon, lui-même ancien CIFRE et maître de conférences en psychologie du travail.

 

…à l’insertion professionnelle
A la suite de sa soutenance de thèse en 2010 sur les cérémoniaux olympiques de la Grèce antique à 2008, Sylvain Bouchet a pu rejoindre le Comité International Olympique et organiser une exposition sur l’olympisme à Lyon aux Archives Municipales de Lyon grâce aux contacts noués au cours de la thèse. Il témoigne : « il faut savoir tirer profit des opportunités qui se présentent dès le début la thèse : il est plus facile de se constituer un réseau en lien avec ses activités et pouvant déboucher sur des projets professionnels. »Afin de préparer au mieux l’insertion professionnelle des doctorants et jeunes docteurs, le BIP propose un accompagnement spécifique, qui les guide dans la préparation au concours ou la recherche d’emploi. Il s’agit de « leur apprendre à valoriser leurs compétences de jeunes chercheurs », comme l’explique Véronique Prudhomme, car en effet, « les doctorants ou jeunes docteurs acquièrent une véritable expérience professionnelle que le BIP leur apprend à mettre en valeur lorsqu’ils recherchent un nouvel emploi ». Dans ce même objectif, en collaboration avec L’Université de Lyon, une journée est également consacrée à l’emploi des docteurs en sciences humaines et sociales, durant laquelle tables rondes, témoignages et ateliers pratiques sont organisés pour répondre à la question : « quelles compétences pour quels métiers ? ». Il s’agit de permettre aux jeunes docteurs de valoriser les compétences acquises lors de la thèse auprès du monde socio-économique, dans les pas de l’article 47 de la loi ESR 2013 pour la reconnaissance du doctorat auprès des entreprises et des branches professionnelles.

 

En partenariat avec le service communication
de l’université Lumière Lyon 2