Parti pour terminer 2e de son groupe en Fédérale 1, et participer de nouveau aux phases finales, avec un potentiel match en 1/4 de finale contre… BOURGOIN, le club de rugby de l’USO Nevers vise ouvertement la pro D2 et ne manque ni d’ambitions, ni d’objectifs. Le point avec Florent Sainte Fare Garnot (IEP, Ulm), maire de Nevers, pleinement impliqué dans le développement du club.

Est-ce la rencontre avec Régis Dumange, fondateur et PDG de Textilot (Prêt-à-porter), qui est à l’origine de l’implication de la ville dans le rugby ?
Sur le plan politique, il était important que Nevers sedote d’une grande ambition sportive, quel que soit le sport. C’est au moment ou nous réfléchissions activement lieu d’énergie collective et dynamique que Régis Dumange est venu me voir avec un projet d’investissement et de développement du club de rugby ! Cette rencontre a été décisive, et je suis fier des résultats sportifs de l’USO Nevers, tout comme de l’engouement et de l’adhésion que les neversois portent à leur club.

 

Comment la ville aide-t-elle le club concrètement et qu’attend-elle de ce partenariat ?
La ville verse une subvention à l’école de rugby de l’USO Nevers et met à disposition des locaux et des terrains. Nous avons également construits des vestiaires sous les tribunes, réalisé un parking ainsi qu’un terrain synthétique. Concernant le terrain synthétique, la ville a financé 150 000 euros sur un coût total de 800 000 euros. En terme d’image, il est crucial d’avoir une  » locomotive  » qui crée de l’adhésion et augmente la notoriété de la ville ; nous avons besoin d’être présents dans les médias sportifs et si le club monte en pro D2, certains matchs seront télévisés. Cela développera l’image et l’attractivité de Nevers.

 

Attendez-vous également des retombées économiques sur vos investissements ?
Nous avons, c’est vrai, un fort besoin de développement économique et de dynamique d’emploi à Nevers. Les enjeux économiques sont importants et j’ai remarqué que de nombreuses rencontres se font autour du rugby : des chefs d’entreprises se retrouvent après le match, échangent autour de ce lien fédérateur et développent ensuite des projets professionnels. En terme d’attractivité, nous avons bien sûr les écoles et l’ensemble des formations, un programme culturel riche mais il nous manquait ce petit supplément d’âme : avec le rugby à ce niveau, nous l’avons acquis, et j’en suis ravi !

 

N-y-a-t-il pas un risque de dépendre d’un seul investisseur ?
Soyons clair : ce qui fait que ce projet existe, c’est parce que Régis Dumange est venu avec sa passion, certes, mais aussi avec ses moyens financiers. L’USO Nevers en pro D2, c’est d’abord le projet d’un homme et d’une entreprise. Alors oui le risque existe, mais j’ai envie de le prendre, et je suis persuadé que toutes les années que nous vivons actuellement sont de belles années à vivre.

 

Un dernier mot sur l’engouement populaire lié aux résultats du club?
Le succès populaire est là. C’est une vraie résonnance, qui se mesure de match en match et ça promet pour les phases finales ! C’est l’une des raisons pour lesquelles on se dirige vers un club normé pro D2 avec environ 5 000 places assises. Il y a un vrai « public rugby » à Nevers, ainsi que des familles qui viennent également du Cher et de l’Allier. Nous sommes peut être en train d’écrire les plus belles pages de l’histoire du sport à Nevers et c’est passionnant !

 

CL

 

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