Pour faire face à la concomitance « historique » de trois révolutions énergétiques, digitales et écologiques, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) recrute des ingénieurs mais aussi des profils techniques ou scientifiques mais aussi issus des sciences humaines. Rencontre avec Michel Dubreuil (Ense3 77), Directeur du développement et de l’ingénierie. Par Bertrand Bourgine

 

Comment évolue le transport d’électricité ?

La transition énergétique s’accompagne d’une transition numérique. Nous devons adapter le réseau pour accueillir des énergies renouvelables variables et intermittentes en fonction des conditions météo et des nombreux usages de l’électricité. Il faut donc repenser l’existant pour en tirer le meilleur parti et inventer de nouvelles approches. Le réseau de transport électrique intelligent est déjà une réalité pour RTE avec des technologies de pointe dans nos infrastructures et nos outils pour développer sans cesse leur souplesse, leur réactivité et leur efficacité.

D’autres enjeux à relever pour le développement et l’ingénierie ?

Au quotidien, il faut conjuguer temps réel et très long terme. RTE pilote le réseau à la seconde près, pour assurer l’approvisionnement électrique comme lors de la vague de froid de janvier. A plus long terme, il faut trouver le juste équilibre entre les deux variables principales que sont la production et la consommation. Sachant qu’il s’écoule de 6 à 10 ans entre la décision d’implanter une nouvelle ligne à haute tension et sa mise en service, on doit disposer d’informations fiables et étayées au moment de la prise de décision pour que l’équipement soit à terme efficace et adapté aux besoins des clients et pouvoir concerter dans les territoires.

« Savoir conjuguer temps réel et très long terme. »

Quelles opportunités offrez-vous aux jeunes diplômés ?

Nous avons ainsi un très large panel de recrutement, y compris par apprentissage, pour exercer des métiers passionnants et variés, partout en France. Si RTE est en situation de monopole régulé, cela n’est en rien le gage d’une activité « plan plan ». Des premiers réseaux aériens puis souterrains à l’intégration des EnR et des smartgrids, en passant par la mise en place du marché européen de l’électricité, les jeunes diplômés qui nous rejoignent jouent un rôle moteur dans l’évolution du réseau.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes ingénieurs ?

Le fait de débuter ma carrière par des métiers à forte composante technique, et par un passage par le contrôle de gestion, m’a très bien préparé à des postes de management. J’ai souvent fait le choix de la mobilité géographique en déménageant à Lyon, Clermont-Ferrand, Nantes, Bordeaux, et plusieurs fois à Paris, etc. Que ce soit aux quatre coins de l’Europe ou de l’Hexagone, les façons de travailler sont souvent différentes. La vérité est partout… et nulle part ! Toutes ces expériences rendent modeste et ouvert. Elles m’ont permis de me construire sans m’enfermer dans un univers clos et d’être impliqué dans de grands projets internationaux, notamment les interconnexions électriques.

Miser sur les compétences : « Notre véritable patrimoine, ce sont les compétences de nos collaborateurs pour imaginer et réaliser le réseau de demain au meilleur coût pour nos clients. C’est une valeur forte et structurante de la gestion des carrières et des talents. RTE travaille ce sujet avec une approche très humaine, un dispositif d’évaluation des compétences et des formations adaptées régulières. »

 

4 raisons de rejoindre RTE

Une dynamique de développement individuel

Des modes de travail coopératifs

Une culture de la performance et une mission de service public

Un engagement concret en faveur du développement durable

 

Chiffres clefs : 1er réseau de transport d’électricité d’Europe / 105 000 kilomètres de ligne, (dont 46,2 % à très haute tension) / 1 200 salariés au pôle Développement & Ingénierie de RTE et 18 000 emplois induits chez les prestataires / 1 700 projets et un programme annuel de 1,5 Mds€

Contact : www.rte-france.com/fr/nous-rejoindre-0

(c) ROUX lionel

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