Communiqué de presse:

Une nouvelle étude publiée par le Center for Applied Research, le think tank indépendant du groupe financier State Street (code NYSE : STT) et CFA Institute, l’association internationale des professionnels de l’investissement, pose comme nouvelle condition de succès que le secteur financier et les professionnels de l’investissement doivent passer d’une culture de la performance a une culture de la raison d’être et ce, pour mieux gérer les objectifs à long terme de leurs clients. Cette étude, intitulée Finding Phi: Motivation and the Hidden Variable of Performance (Identification du Phi : la motivation et la variable de performance cachée) a comme son nom l’indique identifie un facteur, le ≪ Phi ≫, capable de dynamiser à la fois la performance organisationnelle, la satisfaction des clients et le degré d’engagement des collaborateurs.

 

Le Phi, c’est l’alignement de la raison d’être ; des habitudes et mesures incitatives ; au croisement des objectifs et des valeurs de l’individu, des organisations et des clients. L’étude a consisté en trois questions basées sur les théories de la motivation (théorie de l’auto-détermination) pour identifier le Phi : qu’est-ce qui vous motive dans vos actions de manière générale et dans vos fonctions actuelles ? Quelle est la raison pour laquelle vous continuez à travailler dans le secteur de la gestion financière ? Pour vous, votre métier c’est : un travail ? Une carrière ? Une vocation ?

 

L’étude permet de constater que le Phi a une influence positive et statistiquement importante sur les indicateurs globaux de performance, dont la satisfaction des clients et l’engagement de l’interne, a même de soutenir le secteur d’activité et de stimuler la satisfaction client pour les décennies à venir.

Une hausse d’un point du Phi est en effet associée à des optimisations spectaculaires de la cote de probabilité d’excellence sur nos indicateurs : plus 28 % sur la performance organisationnelle, plus 1,55 % sur la satisfaction client et plus 57 % sur le degré d’implication des collaborateurs.

 

« Développer une culture et un environnement d’entreprise qui mettent en phase la raison d’être, les habitudes et les mesures incitatives peut donner aux entreprises un avantage concurrentiel durable, qui profite aux clients, aux prestataires eux-mêmes et au final à la société dans son ensemble, » explique Suzanne Duncan, directrice internationale du Center for Applied Research de State Street. « Lorsque les spécialistes de l’investissement doivent réaliser des prestations évaluées sur la base de critères inappropriés, ou établies sur des échéances inadaptées, la passion qui les anime pour les marchés finit par être en décalage avec leur fonction première : celle d’atteindre les objectifs sur le long terme des investisseurs dont ils ont la charge. Aujourd’hui, la performance des investissements ne se cantonne plus au seul Alpha ; elle doit se concentrer sur le Phi : une motivation déterminée sur la raison d’être, qui représente le principal potentiel de performance, sur toutes les phases du cycle de marché. »

 

Les résultats de l’étude ont clairement mis en avant l’existence d’une variable jusqu’alors insoupçonnée, le Phi. Lequel, associé à la motivation, aurait un impact spectaculaire sur la performance des investissements. Le phénomène est similaire à ce qui se passe en mécanique quantique, où l’on parle de « variable cachée » pour désigner un élément non pris en compte dans un modèle, conduisant à un système non finalisé.

 

Selon l’étude, ce phénomène se reproduit en gestion des investissements : le modèle du secteur devient déficient dès lors que raison d’être et passion ne sont plus en phase.

 

« Le Phi est le variable qui faisait défaut depuis bien trop longtemps dans notre écosystème de gestion des investissements, » indique Rebecca Fender, responsable de l’initiative Future of Finance au CFA Institute, une initiative mondiale, vouée à façonner une industrie de la finance digne de confiance et visionnaire, servant mieux la société. « Comme tout écosystème, la gestion des investissements repose sur un ensemble de relations étroitement corrélées. L’étude montre que l’absence de raison d’être pour tempérer la passion, l’équilibre et l’alignement des intérêts et motivations sont faussés, au détriment des éléments les plus fragiles de notre écosystème. En intégrant le Phi au coeur de tout projet d’investissement, les professionnels du secteur ne vont pas seulement rétablir l’équilibre du marché de la finance ; ils vont ouvrir un nouveau champ des possibles au sein de notre écosystème, en ce sens qu’il sera plus facile à tous niveaux d’identifier de nouveaux vecteurs de croissance, de nouveaux moyens d’optimisation de l’Alpha. »

 

La raison d’être est source de résultat / croissance / rentabilité :

  • Selon les conclusions de l’étude, démocratiser l’optimisation du Phi auprès des professionnels de la gestion des investissements, des sociétés de gestion de placements et de leurs clients pourrait se révéler l’une des méthodes les plus prometteuses pour générer à la fois valeur et confiance pour notre secteur d’activité. La bonne nouvelle pour le secteur, c’est que 53% des sondés ont indiqué qu’ils menaient une carrière en gestion des investissements parce qu’ils sont passionnés par les marchés financiers. Et pour 40% d’entre eux, cette passion est une raison importante justifiant le fait qu’ils restent dans le secteur.
  • Malgré cette passion, l’étude constate une déconnexion avec la raison d’être du métier. En effet, seuls 28% des sondés ont indiqué continuer à travailler dans la gestion des investissements pour aider les clients à atteindre leurs objectifs financiers, et seulement 5% pour contribuer à la croissance économique.
  • Le secteur a l’opportunité considérable d’optimiser le Phi et cela commence par un travail sur le leadership.

 

  1.  Seuls 15% des professionnels de l’investissement considèrent que leurs dirigeants structurent une vision convaincante.
  2.  41% sont d’accord pour dire que les dirigeants parlent de leurs principales valeurs et convictions à leurs employés.
  3.  35% estiment que les managers consacrent du temps à former et coacher leurs employés.
  4.  40% des professionnels de l’investissement pensent que leurs dirigeants remettent en question les postulats et convictions stratégiques.

 

« L’étude montre clairement que le Phi est une variable clé, pouvant être utilisée pour ré-étalonner les comportements des professionnels de l’investissement, et que le leadership y joue un rôle crucial, » poursuit Suzanne Duncan. « En intégrant le Phi, ils peuvent dépasser la simple optimisation des leurs propres retours sur investissement et donner la priorité aux intérêts de leurs clients. Ce faisant, ils peuvent améliorer la performance de leur organisation, mais aussi gagner la confiance de leurs clients et collaborateurs et ainsi les fidéliser. Pour un secteur entièrement tourné vers les résultats, il s’agit selon nous d’une découverte de tout premier ordre et extrêmement prometteuse. »