Le cabinet Robert Walters, spécialiste reconnu du recrutement en top et middle management s’inscrit dans une logique de croissance organique et de conquête de nouveaux marchés. Son ambition : doubler sa taille d’ici 3 ans. Rencontre avec Pierre Brault-Scaillet (Dauphine, droit, 3e cycle de fiscalité), Chief Financial Officer Europe.

Pierre Brault-Scaillet (DESS fiscalité et expertise comptable) Chief Financial Officer Europe

Pierre Brault-Scaillet (DESS fiscalité et expertise comptable) Chief Financial Officer Europe

En ce début d’année, comment se porte le marché du recrutement des cadres ?

2011 marque une vraie reprise en raison d’un facteur conjoncturel – meilleur environnement économique et rattrappage des niveaux d’effectifs d’avant-crise – et d’un facteur structurel lié notamment à la pyramide des âges qui produit un appel d’air vers le haut. Par ailleurs, les pays émergents qui connaissent actuellement une forte croissance économique amplifient la guerre des talents en attirant les meilleurs potentiels vers l’étranger.

Quels sont les atouts de Robert Walters ?

Notre couverture complète du marché tout en restant un cabinet multi-spécialiste (fonctions support, sales & marketing, ingénieurs…). Mais surtout, nous plaçons les candidats au coeur de notre activité, ils sont notre priorité. Nous les suivons, les accompagnons, on s’intéresse à leurs motivations. Robert Walters a d’ailleurs forgé sa réputation sur ce créneau : « candidate first ».

Quels services offrez-vous aux entreprises ?

Nous traitons pour une population middle et top management les problématiques de recrutement d’une entreprise sur tous ses horizons de temps, à travers 4 métiers : l’intérim, le management de transition, le recrutement permanent et le RPO. Cette dernière offre traite de l’externalisation complète des processus de recrutement pour répondre à des besoins volumiques urgents. Chez Robert Walters nous savons aujourd’hui répondre à de telles demandes en fournissant rapidement des équipes de spécialistes. En synthèse, je dirais que la force de notre business modèle tient dans notre présence sur 4 métiers alliée à une couverture géographique large (20 pays) dans le cadre d’un groupe 100% intégré.

Vous êtes Chief Financial Officer Europe. Que recouvre votre fonction ?

« Un Chief Financial Officer, s’il n’était pas Directeur Financier serait coach sportif ! »

Mon poste couvre 9 pays sur l’Europe continentale et l’Amérique du Sud. La fonction peut revêtir des réalités très différentes selon la taille de l’entreprise, le secteur d’activité, la culture du groupe et le style de management. Le CFO est en quelque sorte le copilote, le gardien du temple, l’interface aussi pour les divers départements de l’entreprise. Et un manager. Cette dimension est clé pour dynamiser les équipes support. J’ai une équipe de 40 personnes soudées, volontaires et dynamiques que je manage par objectifs mais avec beaucoup d’humain. Je tiens à ce que chacun se sente propriétaire de son travail et j’attends d’eux qu’ils me challengent, m’étonnent avec des idées innovantes. Contrairement aux idées reçues, Directeur financier, c’est un métier très tourné vers l’humain. La fonction requiert aussi une double vision : top-down et bottomup : avoir une vision globale tout en s’intéressant à un business en particulier. Last but not least, le job consiste à créer de la valeur bidirectionnelle, en travaillant certes sur la réduction des coûts (révision des process, optimisation de la fiscalité…) mais en actionnant également les leviers du développement (définition de business modèle, implication stratégique dans la préhension des oppportunités de marché).

Aux jeunes diplômés qui souhaitent exercer votre métier ou vous rejoindre quels conseils pourriezvous prodiguer ?

Aux jeunes financiers, je dirais que l’ouverture sur l’international n’est plus un « nice to have » mais un « must be » ! Parler 3 langues, restera toujours un plus. Une expérience en conseil en organisation apporte également un très bon faisceau de compétences différenciant. Enfin, je les encourage à avoir un projet professionnel et multiplier les stages permet de confirmer ou de démystifier la vision du poste ou du secteur d’activité vers lequel au départ on voulait s’engager. Pour ceux qui souhaiteraient rejoindre mes services, je privilégie l’ambition, les langues et la mobilité. Sur la partie opérationnelle, Robert Walters intègre des jeunes avec un minimum de 3 ans d’expérience. Les opportunités de carrière sont nombreuses et nous développons de plus en plus la mobilité internationale au sein du groupe.

 

SG

Contact : 25 Rue Balzac 75008 PARIS
www.robertwalters.com