Pays-continent phare de ce début du XXI° siècle, le Brésil, de destination exotique a conquis le statut de nation pilote. Solidement ancré dans sa diversité, il marie charnellement modernité et tradition, revendiquant l’héritage de ses deux parents : Monsieur Rio et Madame Salvador. Entraperçu…

Est-ce l’effet Lula (son fameux bi-bop) ? Le Brésil, depuis, est en ébullition. Non content d’avoir soldé sa dette au FMI et fondé le G20 histoire d’enseigner la modestie aux « grandes puissances », le pays-continent interprète sa partition à guichet fermé en battant tous ses records de tourisme. Au centre de cette convoitise planétaire, un couple vedette : Rio le flambeur et ses mythes d’un côté, Salvador de Bahia l’enchanteresse de l’autre. Ou l’histoire d’une
féconde thérapie de couple…

 

Monsieur paillettes
Rio donc tout d’abord puisque nous sommes (encore), ici, en terre machiste ; Rio qui loin de se laisser figer dans ses mythes (ses mites ?) fait peau neuve et joue à fond son rôle de « poumon de la culture, de la créativité et de l’émotion » (l’architecte Oscar Niemeyer). A tout seigneur, tout honneur : le célèbre Pain de Sucre et, un peu plus haut, le non moins célèbre Christ rédempteur (Corcovado) orienteront vos premiers pas dans la ville-samba. Associée à une plongée dans la jungle urbaine du Centro, véritable New-York tropical avec ses ruelles animées et ses buildings, cette quête des sommets vous aidera à appréhender quelque peu la topographie complexe de cette mégapole déroutante. Car « la plus belle baie du monde » est, de fait, un patchwork de mamelons rocheux, langues de forêts et lunes de plages entremêlées, spectacle sublime qu’il vous aura été donné d’apprécier dès de votre arrivée en avion… pour autant que vous vous trouviez assis du bon côté ! (le droit).
Et Copacabana ? Comme vous n’avez pas « oublié de monter là-haut », vous avez déjà intercepté son sourire ultrabrite. Pour les Cariocas, néanmoins, Copacabana est juste une plage; « La » plage désignant ici un Art de Vivre à déclinaisons multiples. Chaque communauté : sportifs, gays, branchés, jeunes des favelas… revendique son rectangle de sable et ses codes. Copacabana, c’est le show : beach-volley, maillots et abdos ; Ipanema sa voisine, c’est la chouette fille de la chanson : marché aux puces le dimanche et rua Garcia d’Avila, l’avenue Montaigne locale où sont étiquetées toutes les marques internationales. Mais oubliez cela ; le spot vraiment tendance, c’est Leblon, plage familiale doublée d’un creuset créatif incroyable où fusionnent talents en vogue et fêtes informelles de la rua Dias Ferreiras. Chez Zuka, on s’ouvre à la gastronomie de la chef la plus créative du pays : Ludmila Soeiro, 35 ans seulement mais trois vies antérieures passées aux fourneaux.
La grande magie de Rio, c’est que chaque quartier y cultive une atmosphère bien particulière. Si vous pensez bossa nova, bougez Lapa. Ses cabinets de curiosités baroquissimes hébergent sur trois étages autant d’orchestres. Autre quartier qui monte : Santa Téréza, petit Montmartre regroupant les tables du moment dont les meilleurs sushis de la planète puisque le Brésil compte la plus forte communauté japonaise du monde, laquelle, hors ses murs, ose enfin se débrider. Mais il vous faut également tester l’Aprazivel : simple demeure bobo où des gens (presque) comme vous et moi ouvrent leur table, une des tendances du moment. Pour le reste : sambodrôme en période de carnaval, forêt urbaine et néanmoins primaire de Tijuca, stade de Maracana… libre à chacun. A moins que, pour mieux l’entendre battre, vous ne préfériez vous enfoncer au cœur d’une favela, guidé comme il se doit par les membres d’une association de bienfaiteurs.

 

Madame Naturelle
Et puis back to the airport, saut de puce et Salvador de Bahia en seconde mi-temps. La meilleure pour la fin, vraie faim de Brésil. Lasse de jouer les faces B, la ville la plus noire du continent commence d’occuper le devant de la scène et dévoile, à ceux qui la cherchent, l’âme de cette nation clairement pétrie pour le XXI° siècle. Chose impensable il y a seulement cinq ans, avec la multiplication des vols directs, les voyagistes proposent aujourd’hui des séjours concentrés sur le seul état de Bahia, passant carrément à la trappe les hommages dus à Monsieur (Rio). Authentique, métissée, vivante, telle est Salvador l’Africaine, vibrante Esméralda dont le Carnaval demeure une fête dionysiaque spontanée, la plus grande du monde, quand le Carnaval de Rio s’est fait mondovision payante, circonscrite et… bétonnée.
Salvador et son (célèbre) Pelourinho, quartier colonial où les hautes demeures multicolores vous font une superbe haie d’honneur jusqu’à la place tout de guingois, l’église et les boutiques pour touristes certes, leurs Bahianaises de cartes postales, mais aussi les bistrots et la vie locale. Bien sûr, vous serez cent fois sollicité ; bien sûr, il convient de sortir sans « signes extérieurs de richesse » et d’éviter le quartier chaud du port, mais là s’arrête la parano. Remontez sans crainte la rua Santo Antonio où sont toutes les pousadas (petits hôtels de charme), testez les meilleures terrasses-apéros en prévision du coucher de soleil sur la Baie de tous les Saints. Poussez jusqu’au fort de la Capueirha et découvrez le sens du mot « félin ». Arrêt culturel au Musée d’Art Sacré le plus riche au monde et concert au théâtre Alvez Castro pour écouter vibrer la diva Virginia Rodriguez.
Quoi d’autre ? Une fois englouties les délicieuses brochettes de fromage préparées par les gamins des rues sur leur petit réchaud à charbon, admirez le ballet folklorique (un must) et – obligé – arpentez dès potron-minet le marché de San Joaquim, ses mille fruits, trésors et la première « Caïpi » (rinha) de la journée. Sachez enfin que l’unique endroit où acheter vos authentiques bracelets brésiliens « 3 nœuds – 3 vœux » est l’église de Bonfim et que, le soir venu, vous pourrez, sur la plage de Ribeira, tenter une expérience rare : être les seules Blancs (si vous l’êtes !) à danser la samba parmi les centaines de Noir(e)s qui s’y réunissent une fois par semaine, sur la plage, au son d’un orchestre live (testé et
approuvé)… Braaaazil !

 

Au Brésil…
Au Brésil, les plages sont tellement grandes que même le dimanche on n’a pas àjouer à Tétris avec sa serviette pour faire sa place.
Au Brésil, ce qui vous sollicite d’entrée, c’est l’incroyable liberté des corps. Ici, on se montre telle que l’on est : belle, rond, jeune ou fripée, mais soi : nue ou quasi.
Au Brésil, « le sexe n’est pas un problème » vous explique-t-on sans cesse comme à un enfant complexé.
Au Brésil, vous découvrirez (enfin !) quel est le sexe des anges. En matant discrètement l’entrejambe de ceux qui résident en l’église Saint François de Salvador.
Une adresse à Salvador ? La Pousada des Arts, à deux pas du Pelourinho. 15 ans que le couple mixte Rosa + Eric fait le bonheur de ceux qui descendent dans leur superbe pension. www.pousadadesarts.com.br

 

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Jérôme Bourgine