Erasmus vient de fêter ses 30 ans. Depuis 1987, le dispositif a connu de nombreuses évolutions et s’est fortement déployé. Ainsi, aujourd’hui, 100 % des universités françaises proposent ce programme qui ne touche pas que les étudiants. Cette ouverture et cette croissance peuvent-elles être freinées par le Brexit ? Isabelle Maradan, journaliste spécialiste de l’enseignement supérieur, vient de publier « Ils ont fait Erasmus : 30 portraits, 30 ans de découvertes et d’échanges » aux Éditions de La Martinière. Elle répond à nos questions.

 

Pourquoi avoir choisi de porter votre regard sur Erasmus ?

C’est un sujet que l’on m’a proposé et je l’ai accepté car je trouvais intéressant de dévoiler le côté humain du programme. J’affectionne particulièrement le portrait car il permet de susciter des vocations, d’allumer des étoiles, en proposant aux jeunes des récits de la part de ceux qui ont vécu l’expérience. Il est important de favoriser ces rencontres pour que l’ambition ne s’arrête pas au vécu familial. De plus, ce livre est un beau-livre, qui fait partie de la collection « Ils ont fait… ». C’est très agréable de voir son travail ainsi valorisé par une belle maquette qui devrait plaire aux lecteurs. Pour certains d’entre-eux, ce sera un livre-souvenir, un moyen de se replonger dans son Erasmus. Pour d’autres, qui ne sont pas encore partis mais en ont envie, une manière de vivre des expériences au travers des 30 portraits co-écrits avec Stéphane Dugast, et de se renseigner sur le programme Erasmus +, que l’on ne connait pas forcément bien (parce qu’il n’est pas réservé aux étudiants) et qui nous tente. Il y a, à la fin de l’ouvrage, une partie pratique conséquente, qui offre au lecteur des conseils sur les départs possibles avec Erasmus, en fonction de son âge et de son profil, et qui donne même des trucs pour gérer au mieux le blues du retour

 

« Il y a une inégalité dans la possibilité de faire des études ou non. Erasmus, n’aggrave pas les choses, il fait même mieux que le système. »

 

Erasmus, un dispositif qui ne s’adresse qu’aux étudiants riches ?

Dire ceci est un raccourci. Les statistiques prouvent que le fait de faire des études dépend du milieu social d’origine. Il y a donc déjà une inégalité à la base, dans la possibilité de faire des études ou non. Erasmus, n’aggrave pas les choses, il fait même mieux que le système. En proportion, il y a plus de boursiers dans le programme qu’à l’université. Il serait donc faux de dire qu’Erasmus serait plus fermé que l’accès aux études. De plus, la bourse Erasmus est cumulable avec les bourses universitaires et les aides régionales.

 

Quelle différence entre Erasmus en 1987 et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, 100 % des universités proposent Erasmus. Seulement 11 pays faisaient partie du programme, aujourd’hui, il y a des accords avec 33 pays. De plus, le dispositif touche un public beaucoup plus large et n’est pas cantonné aux seuls étudiants. Avec Erasmus +, ce sont des lycéens, des apprentis, des professeurs, des collégiens, des bénévoles dans le domaine sportif et de manière générale tous les jeunes de 13 à 30 ans. S’il y a une chose à retenir sur Erasmus, c’est cette notion d’ouverture.

 

Erasmus peut-il encore s’améliorer ?

Le budget a augmenté sur le dernier volet 2014-2020 (+ 40 %) et celui-ci va être renégocié pour la séquence suivante. L’idée est d’obtenir un accroissement du budget. En soi le programme est assez complet. Sandro Gozi [Secrétaire d’État italien à la Présidence du Conseil des ministres, délégué aux Affaires européennes, NDLR], préconise une multiplication par dix du budget alloué à Erasmus. Aujourd’hui, il ne représente que 1 % du budget européen. Un Erasmus Afrique est en cours d’étude afin de développer des relations et des partenariats avec ce continent.

« L’objectif d’Erasmus est de rapprocher les peuples »

Quelles sont les conséquences sur Erasmus de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ?

Le projet Erasmus a pour but de développer une citoyenneté européenne au-delà des frontières, puis mieux connaître la culture de l’autre. L’objectif est de rapprocher les peuples, afin qu’ils ne se retrouvent plus dans les tranchées. Les accords devraient perdurer entre les universités. Rien ne change jusqu’en 2019, au moins, tant que le Royaume-Uni reste dans l’UE. Après, il est trop tôt pour dire si le Royaume-Uni restera ou non dans le programme. Si le pays se dirige vers un « hard brexit », cela va être difficilement compatible avec la libre circulation des personnes, principe fondateur de l’UE. A suivre…

 

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