Cet article a 2 années. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.

Aucune progression de la féminisation des formations scientifiques et techniques depuis 10 ans, dans les pays occidentaux ! L’Asie et l’Europe de l’Est prennent de l’avance… Jean-Louis Borloo, Claudie Haigneré, Barbara Dalibard, Mari-Noëlle Jégo-Laveissière, Stéphane Pallez… se mobilisent !

 

Quelle place et quel avenir pour les femmes dans les sciences et technologies dans le monde ?


Sur la base des résultats de l’enquête internationale « Mutationnelles-Y Factor 2015 », qui confirme une stagnation de la féminisation des formations scientifiques et techniques dans les pays occidentaux et une très lente progression dans le monde (seulement 4%), 17 acteurs et actrices de l’innovation, proposent 5 actions concrètes, applicables dès 2016, pour renforcer la place des femmes dans les sciences et technologies en France et dans le monde.

 

 

–  Très lente, la féminisation des formations scientifiques et techniques dans le monde n’ a progressé que de 4 points en 10 ans pour atteindre 34% ! A ce rythme, 40 ans seront nécessaires pour atteindre la parité !

– Dans les pays occidentaux USA/Europe de l’Ouest, la proportion de femmes diplômées des filières scientifiques et techniques est inférieure à la moyenne mondiale (34%) et reste bloquée à 32%. Elle stagne depuis 10 ans!

– Concernant la proportion de femmes actives dans ces métiers, l’Asie et l’Europe de l’Est prennent de l’avance !

– Oui à plus de femmes dans les secteurs technologiques et l’innovation ! 92% des répondants estiment que les femmes devraient être plus impliquées dans la conception, l’installation, la maintenance et la commercialisation des technologies utilisées.

– Oui, la mixité est un vecteur de performance commercial et social ! Pour 90% des personnes interrogées, les équipes mixtes améliorent la satisfaction clients et participent à une meilleure ambiance de travail … et à plus d’efficacité.

– Oui, les hommes sont plus épanouis que les femmes dans le secteur scientifique et technique, notamment en ce qui concerne les conditions de travail, la gestion de carrière et l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

– Oui un changement doit être impulsé pour 90% des répondants, prenant appui sur un engagement clair des acteurs de la société civile, complété d’une politique volontariste d’intégration des femmes dans les équipes en charge de l’innovation. C

 

5 actions concrètes pour renforcer la place des femmes dans les sciences et techniques

 

Elles s’appellent Zoe, Captur, Z4 ou encore C30. Elles sont bien carrossées, nerveuses et rapides. Elles ? Ce sont les premières voitures imaginées et développées par des équipes mixtes. Renault, Peugeot-PSA, BMW et Volvo ont compris que les femmes étant de plus en plus décisionnaires dans l’achat d’automobiles, il était logique de les impliquer dans la conception de nouveaux modèles. Et le succès commercial rencontré par ces modèles le confirme, ça marche !

 

Sur les 10 dernières années, la proportion de femmes dans ces filières n’a augmenté que de 4%.

D’abord parce que la proportion de jeunes femmes qui s’orientent vers les études scientifiques et technique stagne voir même décline dans les pays développés. Ensuite parce que les diplômées en STIM3 des pays émergents se heurtent à des marchés du travail où à compétence égale elles sont beaucoup moins recrutées que les hommes pour des raisons d’ordre sociologiques et culturelles.

 

Alors comment faire ?

La France doit être un exemple pour le reste du monde, il faut d’abord agir dans l’entreprise

1 – En affichant un engagement clair en faveur de l’égalité femmes/hommes par la mise en place d’indicateurs clés dans les rapports annuels. En France, l’analyse détaillée des rapports annuels des groupes du CAC40, révèle que les données communiquées restent limitées. Seuls 42% d’entre eux indiquent laproportion de femmes dans les postes de direction aujourd’hui.

2 – En affirmant l’intérêt de la mixité femmes/hommes dans l’innovation et en communiquant sur leurs succès. Cela passe par une politique volontariste d’intégration de femmes dans les équipes en charge d’innovations et la promotion de leurs réussites.

3 – Promouvoir et mesurer l’efficacité des initiatives conduites par tous les acteurs de la société civile pour renforcer l’attractivité des métiers scientifiques et techniques auprès des jeunes filles dès le plus jeune âge. Non, le déclin de la proportion de femmes dans les formations scientifiques n’est pas inéluctable.

Des actions sont engagées aujourd’hui sur le terrain, les plus efficaces en termes d’audience et d’impact gagneront à être mieux connues.

Cet article a 2 années. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.