© UFR SFA - Université de Poitiers

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« Le Cursus Master en Ingénierie (CMI), constitue une nouvelle filière d’excellence au sein des universités. »
Yves Bertrand, Doyen de la faculté des sciences, Université de Poitiers, Président du réseau FIGURE

 

LA RAISON DE LA CRÉATION DU RÉSEAU FIGURE

En 2011, après avoir fait le constat qu’il manquait chaque année près de 10 000 ingénieurs scientifiques et techniques de haut niveau sur le territoire français, un collectif d’une douzaine d’universités a décidé de répondre à l’appel à projets IDEFI pour des formations innovantes, en proposant de former plus d’ingénieurs scientifiques. Le projet, ayant été retenu, bénéficie d’une enveloppe de 10 millions d’euros pour mettre en place des cursus sous forme de licences et masters renforcés au sein des universités.

COMMENT UNE UNIVERSITÉ POSTULE-T-ELLE ?

L’université qui souhaite proposer une formation dépose un pré-dossier de déclaration d’intention permettant d’évaluer le portage recherche. Son projet doit être adossé à un laboratoire de recherche reconnu nationalement ou internationalement. Une commission examine ensuite un dossier plus détaillé sur le mode des formations proposées qui doit être en conformité avec le référentiel du réseau. Il ne s’agit pas de concurrencer les formations d’ingénieurs qui existent déjà de façon efficace dans les universités, mais de proposer une autre voie vers le métier d’ingénieur.

UNE EXIGENCE DE QUALITÉ

Le cursus doit compter 50 % de formation consacrée à une discipline majeure, 10 % d’enseignement de sciences connexes, 20 % de « culture générale » de nature scientifique (mathématiques, physique…) et 20 % d’enseignement en sciences humaines et sociales pour offrir à chaque étudiant une ouverture sociétale, économique et culturelle. L’ensemble de ces enseignements comprend 25 % d’activités de mise en situation sous forme, notamment, de quatre projets et de trois stages au cours du cursus complet.

« IL N’Y A PAS UN NOMBRE DE PLACES LIMITÉES POUR LES ÉTUDIANTS »

Nous recrutons principalement des lycéens de terminales S, L et ES selon le cursus envisagé, ayant pour la majorité obtenu le Bac avec mention. Sélectionnés sur dossier à partir de critères académiques classiques, les postulants passent ensuite un entretien de motivation. Il est également possible d’intégrer au niveau 3e année de licence des étudiants à Bac +2 ayant obtenu un DUT, voire, exceptionnellement, en master, un titulaire d’un diplôme d’ingénieur qui aurait effectué ses études à l’étranger. Enfin, certaines formations sont proposées en alternance. Un nombre significatif de filles est attiré par nos cursus, car elles sont moins tentées que les garçons par le fait de concourir à l’issue des classes préparatoires.

L’ÉVENTAIL DES DISCIPLINES

Nous considérons le métier d’ingénieur au sens large en proposant des formations qui débouchent sur l’ingénierie des produits et l’ingénierie des services. Si la majorité des cursus concerne les sciences dures autour de l’électronique, de la mécanique et de la physique, la plupart des domaines sont représentés. Par exemple, nous proposons des disciplines comme la géographie, l’aménagement du territoire, l’économie, la finance, le tourisme, l’information et la communication.

« NOUS NE NOUS POSITIONNONS PAS DANS UNE COURSE EFFRÉNÉE À LA QUANTITÉ »

Nous compterons sûrement une trentaine d’universités à l’horizon 2020, mais notre volonté est de privilégier la qualité plus que la quantité. Notre atout repose également sur la souplesse de nos procédures qui permet à la commission d’accréditation du réseau de fermer ou d’ouvrir des formations autant que de besoin. Actuellement, nos ressources propres permettent de financer pendant plusieurs années le surcoût de ces filières pour les universités, et nous réfléchissons à leur pérennisation.

UN CONTACT ÉTROIT AVEC LES ENTREPRISES

Des professionnels de grands groupes et de PME innovantes interviennent à tous les niveaux du cursus dans le cadre de séminaires de connaissance de l’entreprise, de parrainages, d’encadrement de projets industriels et de stages. Les semestres de stage ou d’études effectués à l’étranger font partie intégrante du cursus.

DES CHIFFRES À RETENIR :
1500 h/an de travail personnel
100 cursus sur la France
25 % d’activité de professionnalisation
22 universités partenaires
14 disciplines proposées
5 ans de formation de type post-Bac

 

Pour en savoir plus : http://reseau-figure.fr/

Patrick Simon