Ils ont des profils différents et bien sûr complémentaires. Un français Jean-Michel Blanquer et un irlandais Peter O’Connor. Un ancien recteur spécialiste du droit public et de l’Amérique Latine, et un professeur en SI. Ils vont marier, pour l’un son regard neuf mais expérimenté des enjeux de l’enseignement supérieur ; et pour l’autre, sa connaissance intime de l’institution, des élèves, du corps professoral.

Jean-Michel Blanquer directeur général du groupe ESSEC

Jean-Michel Blanquer directeur général du groupe ESSEC

Arrivé à l’ESSEC il y a 20 ans, Peter O’Connor y a trouvé « quelque chose de spécial », dans le modèle grande école, chez les étudiants, dans la culture, et il n’est plus reparti ! « Nos étudiants sont très ouverts, prêts à construire leur chemin dans le monde. Ils arrivent avec un potentiel, l’école leur donne l’occasion de découvrir, de construire leur parcours en choisissant leurs cours, de suivre l’un de nos doubles diplômes (8 à l’international, 6 en France), d’étudier dans l’une de nos 18 chaires ou 17 filières de spécialisation. Leur motivation et leur curiosité intellectuelle sont des moteurs pédagogiques forts pour les enseignants. C’est tout le sens de notre moto : You have the answer. Autre atout du cursus : un parcours professionnel intégré via l’apprentissage et les stages. »
Depuis 3 mois, Jean-Michel Blanquer est frappé par « la vitalité des acteurs de l’ESSEC. Pour nos élèves et nos diplômés, nous nous devons d’ouvrir de nouvelles pistes. Dans ce contexte, la valeur que je veux porter est celle de l’esprit d’équipe et la richesse, la créativité que l’on va en retirer. »

 

« Nous voulons aller vers une expérience pédagogique non traditionnelle, intégrant expérience
et connaissances
en relation avec
les besoins des entreprises. »

NÉO PÉDAGOGIE
Au plan pédagogique, il s’agit pour Peter O’Connor de poursuivre la tradition d’innovation de l’ESSEC. « En déployant de nouveaux modes d’apprentissage attractifs pour les digital natives sans perdre de vue notre ambition d’excellence. L’information est omniprésente et accessible. C’est donc un enjeu majeur pour une institution du niveau de l’ESSEC d’être au top des connaissances, de pousser ses étudiants dans leurs réflexions, de les intéresser. » L’innovation est aussi dans le contenu des enseignements comme dans le programme création de produits innovants avec l’ECP et le Strate College of design. Travailler sur des projets réels, expérimenter, inventer, collaborer doit inspirer l’ensemble des élèves. « L’experiential learning est appelé à se développer dans tous nos programmes. »

 

UN MANAGEMENT PARTICIPATIF
Au plan stratégique, l’originalité de la démarche de Jean-Michel Blanquer tient dans une approche participative et inclusive. Il a demandé aux élèves, aux diplômés, aux professeurs et personnels, mais aussi à des membres de la Fondation ESSEC et des partenaires, de s’impliquer dans un débat participatif sur l’élaboration des 12 points clés de sa stratégie. « Cette approche est créatrice de cohérence et de cohésion, permet une compréhension d’emblée et en amont de nos enjeux et objectifs. La dimension humaine est fondamentale quelle que soit la taille de la structure. Je crois beaucoup à la reconnaissance, et ce ne sont pas que des mots ! Le rôle d’un dirigeant de donner de la liberté à l’organisation en déléguant et responsabilisant. » Le plan doit être prêt à Noël. Jean-Michel Blanquer part avec un solide atout de légitimité : il a été choisi à l’unanimité par les 7 membres du comité de sélection. « Je ne prétends pas arriver avec toutes les solutions pour l’ESSEC ! Je veux prendre en compte l’existant, faire émerger les bonnes idées, afin que nous nous appuyons sur nos forces que sont l’innovation, l’implication dans la vie professionnelle et l’internationalisation » (voir son article sur le Plan stratégique ndlr)

 

A. D-F